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Antenor 7 décembre 2020 19:10
Antenor

@Daniel PIGNARD

Je pourrais vous répondre que je suis allé au Crest et que j’ai constaté que le site correspond parfaitement à l’interprétation de la bataille qu’en donne Emile Mourey et que si vous n’avez pas fait de même ni lu son livre vous n’êtes pas qualifié pour vous exprimer ; on serait bien avancé. Les travaux d’Emile dépassent de très loin tous les autres parce qu’il donne une grille de lecture. On peut appliquer son raisonnement global à d’autres sites. En premier lieu, la question de la permanence des points forts du terrain. On est d’accord ou pas avec le postulat mais il y a là matière à réfléchir et à débattre. Or, quasiment personne ne vient le contredire. Et après, on s’étonne encore et toujours de trouver de l’antique sur des sites médiévaux comme à Blois récemment.

Prenons un exemple comme ceux évoqués par Rinbeau. Imaginons que tous les vestiges de la bataille de Gergovie aient été effacés par le temps. Comment retrouve-t-on Gergovie ? Pas de preuves archéologiques donc pas de Gergovie ? C’est d’ailleurs le cas pour Bibracte qui n’a pas été assiégée par César. Les archéologues ont trouvé une solution qui les arrange, on va au plus facile et au plus évident. Bibracte au Mont-Beuvray et Gergovie à Merdogne parce qu’on sait depuis des siècles qu’il y a des vestiges et que les noms collent à peu près. Coup de bol pour Alise, c’est le bon site. Seulement Alise a une histoire médiévale autrement plus intéressante que les fantômes de Merdogne et du Beuvray. Alésia à Alise, c’est la validation de la permanence des points forts du terrain défendue par Emile et en plus il explique mieux la bataille. En relativisant à outrance le récit de César, les archéologues se piègent tout seuls car ils s’empêchent ainsi de pouvoir fournir des preuves décisives.

Il est d’ailleurs révélateur que ceux qui remettent en cause à grands cris les localisations de Gergovie et Alésia soient aussi silencieux en ce qui concerne Bibracte. Pas de description de César donc pas de portrait-robot donc pas de Bibracte. Seul Emile Mourey a une méthodologie, parfois critiquable mais qui a le mérite d’exister. Ce n’est pas un hasard s’il est souvent « oublié » quand sont évoquées les hypothèses alternatives. Ce faux dédain cache en réalité une absence totale d’arguments à lui opposer. Les autres sites « Côtes de Clermont » ou « Chaux des Crotenay » ne sont pas dangereux parce qu’ils fonctionnent avec le même logiciel (ou plutôt la même abscence) que les localisations admises par les universitaires. Les localisations d’Emile remettent tout à plat et montrent l’absence de réflexion globale sur ces questions.



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