@Eric F
En 61 l’armée n’a pas suivi car elle était constituée d’une majorité d’appelés.
Pas certain que ça se passerait comme cela aujourd’hui.
Voir le livre « Souvenirs d’un appelé anticolonialiste de jacques Tourteaux dans lequel il raconte les menaces des paras lors du putch.
Voici ce qu’il écrit :
»Je veux rappeler ce qui s’est passé l’après-midi du 26 avril 1961 et que je relate aussi dans mon second livre.
Lorsqu’en compagnie d’une petite quinzaîne d’appelés, je suis muté dans
la Mitidja et alors que nous sommes acheminés en camion GMC vers notre
destination, nous stoppons pour laisser passer une importante
colonne de véhicules militaires. Celle-ci est précédée d’une voiture
civile noire transportant des officiers dont le commandant Helie Denoix
de Saint Marc qui est à la tête des mercenaires du 1er REP, l’unité
qui a servi de fer de lance aux généraux putschistes. Ces troupes
d’élites sont en fuite ! Les « bérêts verts » chantent : " non rien de
rien, non, je ne regrette rien..." Edith Piaf s’en retourne dans sa
tombe !
Au passage du dernier véhicule, nous essuyons des rafales de pistolets-mitrailleurs MAT49. Les trois ou quatre pieds-noirs de notre détachement n’en reviennent pas. Se faire allumer par les « copains », c’est-y pas un comble !"