Au fond, il s’agirait donc de ne pas confondre la totalité avec la généralisation. Faute d’accès au savoir total, on est tenté de réduire des choses, et pire encore des individus, à une caractéristique première ou visible qui sera généralisée pour les désigner et, pire encore, pour les décrire définitivement dans leurs besoins, leurs actes et leur pensée.
La connaissance totale est-elle accessible par le jeu des trois voies de la connaissance selon Spinoza ? Et quand il faut trancher, quelle forme doit emporter la décision ? C’est le principe du jugement : il faut juger par soi-même mais sainement, ce qui implique la contradiction et aussi la curiosité pour ce qui est différent de nous.
Il est dangereux aussi de couper le lien du va-et-vient permanent qui doit s’opérer entre la théorie) et la pratique.