@Hervé Hum
Oui en quelques sortes, bien que paraissant excessivement « chape de plomb » sur la tête de la majorité,, tout ceci est en surface de ce que la vie est.
Là il est juste question de survie physique et de comment s’organiser pour cela.
On est dans les moyens uniquement.
Or ceci comme moyen est juste un outil et un outil a besoin d’une « main » pour être guidé.
Si les autres animaux eux sont guidés par je dirais l’Énergie Ultime inconnue des humains à jamais, sauf visions et ce genre de moments, nous avons nous la possibilité de ne pas être guidé du tout par cette Origine, mais par nous mêmes.
Ce nous même est une chose très simple, ce sont mes désirs, mes peurs et c’est tout.
La montagne a accouché d’une souris, mais c’est le chois de la souris d’être une souris..
Je me souviens bien de Marchais que j’imitais comme pas mal de gens en fait très bien...avec aussi cette phrase de Le Luron l’imitant : Elkabach, je vais vous dire, vous êtes venus avec vos questions et moi je suis venu avec mes réponses...etc
Il y a deux options pour survivre et organiser cette survie physiquement,
soit volontairement en coopérant, en partageant, avec équité etc
la masse des humains n’en veut pas, pour des raisons dont je vois très bien le parcours de a à z..chacun dit qu’il vaut plus et mérite plus..
La décence voudrait que tout ceux qui soutiennent l’autre option , compétition qui élimine, société verticale qui écrase, tout pour ma gueule enfin etc, la décence voudrait que face au pire que produisent nos choix nous la fermions..mais nous n’avons même pas ce minimum de décence..
Jacques Bénigne Bossuet à mon avis a bien situé la question et le probleme posé :
Sermon sur la Mort et autres Sermons de Jacques-Bénigne Bossuet
C’est bien peu de chose que l’homme, et tout ce qui a fin est
bien peu de chose. Le temps viendra où cet homme qui nous semblait si
grand ne sera plus, où il sera comme l’enfant qui est encore à naître,
où il ne sera rien. Si longtemps qu’on soit au monde, y serait-on mille
ans, il en faut venir là. Il n’y a que le temps de ma vie qui me fait
différent de ce qui ne fut jamais : cette différence est bien petite,
puisqu’à la fin je serai encore confondu avec ce qui n’est point, et
qu’arrivera le jour où il ne paraîtra pas seulement que j’aie été, et où
peu m’importera combien de temps j’aie été, puisque je ne serai plus.
J’entre dans la vie avec la loi d’en sortir, je viens faire mon
personnage, je viens me montrer comme les autres ; après, il faudra
disparaître. J’en vois passer devant moi, d’autres me verront passer ;
ceux-là mêmes donneront à leurs successeurs le même spectacle ; et tous
enfin se viendront confondre dans le néant.
Ma vie est de quatre-vingts ans tout au plus ; prenons-en cent : qu’il y
a eu de temps où je n’étais pas ! qu’il y en a où je ne serai point !
et que j’occupe peu de place dans ce grand abîme de temps ! Je ne suis
rien ; ce petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant
où il faut que j’aille. Je ne suis venu que pour faire nombre, encore
n’avait-on que faire de moi ; et la comédie ne se serait pas moins bien
jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre. Ma partie est bien
petite en ce monde, et si peu considérable que, quand je regarde de
près, il me semble que c’est un songe de me voir ici, et que tout ce que
je vois ne sont que de vains simulacres.
Méditation sur la brièveté de la vie.