En 1961, l’italien Piero
Manzoni créa 90 exemplaires d’une œuvre nommée par lui Merde d’artiste. Il avait tellement entendu dire C’est de la merde à propos d’une sculpture
ou d’une peinture que, peut-être, il lui a paru nécessaire d’en réaliser
réellement. Selon Wikipedia il y avait au moins, dans sa démarche, une satire
du marché de l’art et une critique du consumérisme.
Depuis 1961 on a progressé,
dans l’art mais plus encore dans la manière d’en parler. Et ce progrès peut
être constaté dans tous les domaines traités par les médias, où le profit - pas
seulement financier - à tirer d’une information, qu’elle soit artistique, ou
politique ou tout autre, est devenu le premier moteur dans la démarche de
l’informateur.
Alors, puisqu’il y a preneur,
aujourd’hui plus que jamais, pourquoi pas carrément vendre du rien ?