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Taverne 4 juillet 2021 20:47
Taverne

La politique qui consiste à vacciner la presque totalité des gens est une solution simpliste et qui éloigne l’être humain de la Nature. Elle contrarie les défenses naturelles de la plupart des individus, qui sont sains et naturellement protégés des formes graves. Je suis d’accord sur ces deux points.

La vaccination des soignants est un sujet plus délicat à traiter. L’Etat est responsable des hôpitaux publics et de la santé publique. Il pourrait se voir reprocher son inaction dans sa mission ou son manque d’anticipation.

A mon sens, il y a deux voies à suivre pour réduire la vague (rappelons que le problèmes est avant tout la suroccupation hospitalière par des malades longs et non une maladie grave affectant toute la population comme la peste par exemple)  :

— Convaincre de manière concomitante les soignants des EHPAD et hôpitaux et les personnes âgées et fragiles qui risquent de tomber gravement malades. Celles-ci ne sont pas toutes vaccinées. Cette action double aurait pour mérite de ne pas viser uniquement les soignants.

— Permettre à chaque soignant de décider en pleine conscience. Faute de temps et de données, les soignants sont inhibés et ne se vaccinent pas. Il y a plusieurs voies vers la décision :

La première est de se voir presser par des forces extérieures (ou intérieures) et cela aboutit soit à une action immédiate qui laisse peu de place à la maturation de la décision, soit à la paralysie, à l’inhibition qui vous laisse interdit et ne vous permet pas de prendre une décision. 

La seconde voie est celle qui ouvre la conscience, l’informe, lui laisse le temps de délibérer. Contrairement au scénario précédent dont la solution est binaire (action immédiate sous la pression / inhibition paralysante) et peu satisfaisante du point de vue des résultats, ce scénario repose sur la capacité de jugement de l’individu qu’il responsabilise. Il se décompose ainsi : pression des forces / pleine conscience / liberté de décision / action en conséquence.

Les professeurs et grands médecins doivent expliquer aux soignants les enjeux et leur laisser le temps de délibérer en leur conscience et librement, moyennant cependant un délai à respecter. Il serait souhaitable que les soignants aient pris le temps de se reposer (vacances) avant de trancher. Quand on est reposé, on juge plus sainement. Enfin, il faut qu’ils puissent choisir le type de vaccin. Je ne sais si c’est toujours le cas mais on leur imposait il n’y a pas longtemps le seul Astra Zenica. Cela ne les a guère mis en confiance.

J’ajouterai qu’il conviendrait qu’une gratification soit accordée aux soignants en guise de reconnaissance pour l’ensemble de leur travail effectué depuis le début de la crise et pour leur acte de vaccination, qui est un acte de responsabilité envers leurs patients. Cette gratification serait un bonus qui devrait entrer peu en ligne de compte dans la stratégie de persuasion. 

Il me semble inévitable d’ajouter une dose de contrainte (sans passer par une obligation légale brutale) pour activer la décisions des hésitants qui se sentiraient plus disposés à se faire vacciner si une forme d’obligation générale (non absolue dans son principe) était établie.

Les soignants seront les premiers bénéficiaires d’une politique poussée de vaccination des personnes fragiles non encore vaccinées et des personnels de soins. En effet, cela réduira considérablement les hospitalisations et les infections nosocomiales = moins de travail pour les soignants.

Pour le reste, je n’ai pas changé d’avis sur la question des jeunes  : aucun jeune, aucun enfant ne devrait être obligé à se faire vacciner (sauf exception médicale naturellement). Le choix pour ces populations devrait être celui de laisser agir les défenses naturelles (sauf, à l’avenir, virus plus dangereux qui surgirait et qui les affecterait)



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