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Taverne 11 juillet 2021 12:33
Taverne

Je déteste absolument le montage-photo qui illustre votre article parce que je veux voir lundi un chef d’Etat et non un chef Delta.

Je ne veux pas d’un chef de la nation qui se réduirait à un chef de guerre contre un virus. La nation, ce n’est pas que le sanitaire. Et la nation embrasse le présent mais aussi le passé et l’avenir.

1°) La décision collective doit être proportionnée

Se faire vacciner est à la fois une décision individuelle et une décision à responsabilité collective. D’accord, mais la balance « responsabilité collective » pèse surtout sur un plateau de la balance : le plateau des personnes en contacts fréquents ou durables avec des personnes fragiles et les personnes fragiles. Le devoir collectif s’arrête là (sauf évolution négative et dangereuse et avérée de la situation). Aller au-delà, c’est-à-dire vouloir imposer les vaccins à la population qui ne court aucun risque pour elle-même et, pire encore, aux enfants, n’est pas proportionné à la situation de risque actuel ni même à l’avenir proche. La proportionnalité tient compte des bénéfices et des risques. L’adulte doit décider librement de son choix.

Chacun peut décider, en fonction de son propre cas, s’il est plutôt en situation de responsabilité collective (risque de contaminer une personnes fragile, être soi-même une personne fragile qui risque de mobiliser un lourd système de soins et des soignants à bout de souffle).

2°) La décision individuelle doit être adaptée

J’aurais trouvé utile un tableau de cas (évolutif)et non figé) pour aider les gens.

Un tableau des situations personnelles avec, pour chaque cas-type, la recommandation médicale et « citoyenne » actuelle qui lui correspond. Par exemple :

— Je suis une personne soignante auprès de personnes âgées

— je suis une personne de moins de 60 ans en bonne santé sans aucun contact avec des personnes fragiles

— je suis une personne atteinte d’obésité et souvent essoufflée

Et ainsi de suite.

3°) La décision doit être libre

La liberté doit demeurer la règle en dehors de dérogation limitatives au principe de liberté  : ces dérogations ne peuvent être posées que par la loi (et par une loi conforme aux principes constitutionnels) et de façon prudente et limitée.

Cela concerne essentiellement les soignants mais aussi les personnes à fort risque, les gens qui veulent jouir sans entraves : qu’il paient les tests ! (mais rendre payants les tests sera sans incidence sur la circulation du virus ; c’est juste une mesure budgétaire et symbolique).

La position claire du professeur Raoult permet une réconciliation.

Comme le dit la Cnil dans l’avis qu’elle a rendu à propos de la communication des patients à risque et non vaccinés aux docteurs, il faut guider les personnes dans leurs choix et non pas leur imposer par argument d’autorité ni par la peur panique une décision prise en-haut par l’académie de médecine ou l’obscur conseil de défense. Grâce à ce type de tableau et au moyen des conseils avisés des docteurs, la personne humaine se verrait en même temps respectée et engagée collectivement.



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