@babelouest
Dans l’exemple que je donne, vous êtes le conducteur et vous ne pouvez pas opter pour cette solution (ne pas se fier à l’image qui illustre l’article et qui montre un tiers près d’une levier).
Si on oublie ces détails de cohérence logique, votre proposition correspond à un comportement noble et généreux, héroïque. Cela relève de la liberté que j’appelle « liberté de dépassement de soi ». La liberté peut aller jusqu’à sacrifier sa propre liberté pour celle des autres. On se souvient de l’exemple récent du gendarme Arnaud Beltrame.
Je trouve que l’image de plusieurs voies d’un tramway illustre assez bien la liberté comme je la conçois : une liberté qui serpente entre les deux extrêmes en tenant compte des probabilités de réussir. On peut décider de choisir la trame de son histoire. Dans l’exemple du tram, Beltrame a choisi la belle trame.
La liberté est un chemin que nous traçons entre la ligne du possible et la ligne du désirable : entre ce je peux et ce que je veux. Les voies de la liberté sont multiples entre ces deux extrêmes : la liberté de faire tout ce dont j’ai envie / la nécessité. Il faut en plus arbitrer nos choix en fonction de ce que l’on appelait jadis la Fortune et que l’on désigne aujourd’hui sous des noms divers : les chances de réussir, le hasard, les opportunités...
J’aurai l’occasion de développer mieux ma conception de liberté à multiples voies dans un prochain article quand cela sera prêt à être exposé.