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Renaud Bouchard 28 septembre 2021 14:55
Renaud Bouchard

@rurutu
Bonjour et merci pour votre commentaire.

Votre question est très judicieuse, qui touche le cœur des difficultés que nous rencontrons actuellement relatives à ce qui se révèle être une politique de santé dont la gestion plus qu’aléatoire a montré en filigrane l’existence d’intérêts fort éloignés de l’idée principale de préserver, soigner, prémunir les populations contre un nouveau fléau.Un nouveau paramètre est en effet apparu qui tient à la probabilité de la création d’une chimère qui aura peut-être — volontairement ou non -échappé à ses créateurs.C’est là à mon avis la différence principale avec ce que nous connaissions jusqu’à présent avec la survenance de maladies et/ou d’épidémies qui s’imposaient à l’humanité et contre lesquelles les scientifiques ont su — avec bonheur — réagir et développer des vaccins, précisément, même si cela ne s’est pas toujours fait sans erreurs et déconvenues sérieuses. Cf.le cas de la poliomyélite du Dr Salk, aux Etats-Unis, où la campagne de vaccination contre la polio entamée le 12 avril 1955 fut stoppée net quand des enfants vaccinés déclarèrent la maladie, campagne qui reprit après la découverte d’un accident de conditionnement et de dosage des doses de vaccin suspectes qui furent...retirées de la circulation.
ttps ://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/04/10/26010-20150410ARTFIG00303-l-innocuite-du-vaccin-contre-la-polio-mise-a-mal-un-mois-apres-son-lancement.php

Je me permets de vous suggérer la lecture préalable avec les liens de renvoi, d’un bref et très bon article -déjà ancien (2007) mais toujours pertinent-, intitulé Les vaccins, l’état moderne et les sociétés qui montre comment comment la, puis les, vaccination(s) ont participé à la construction des États modernes et comment les sociétés se sont comportées au cours de cette histoire https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2007/06/medsci 2007234p428/medsci2007234p428.html

L’article met le doigt sur ce qui constitue le fond du problème que nous connaissons actuellement avec le coronavirus et les politiques de santé qu’il a suscitées à l’échelle de la planète, soit ce que nous constatons à l’heure actuelle qui est la mise en place de politiques et de pratiques dont les buts et desseins sont tout autres que la santé elle-même, désormais considérée comme un outil, un moyen de contrôle social, sociétal, économique, financier et politique.Je vous cite ici la conclusion de l’article précité qui, bien que datant de 2007, explique que"ce bref historique des rapports entre états et sociétés et leurs vaccins appelle pour finir deux remarques, plus à titre d’hypothèses de travail que de conclusion« s, écrit l’auteur. »La première, explique l’auteur, est que l’histoire des vaccins a été marquée par les choix politiques autant que scientifiques des États qui se sont emparé de ces outils en tablant sur ce que Michel Foucault appelait la « gouvernementalité de la vie ». Mais nous manquons encore des bases pour évaluer rétrospectivement toutes les conséquences biologiques pour les sociétés des choix vaccinaux, épelés maladie par maladie, en particulier la comparaison avec les autres mesures ayant un impact sur la santé publique et, last but not least, les modifications induites par les procédures vaccinales sur l’organisme, bref sur les systèmes immunitaires du monde.La seconde,continue l’auteur, c’est que les gouvernements sont plus que par le passé confrontés au devoir de communiquer largement avec le public sur les choix (et les erreurs) du passé et les décisions à prendre dans l’avenir. Les incertitudes affichées autour des indications du vaccin contre l’hépatite B ont entraîné en France une crise révélatrice d’une difficulté de l’État français à communiquer sur la science « en train de se faire » , à expliquer les modalités d’application de la vaccination en population générale, la possibilité d’incidents exceptionnels et la nécessité d’enrôler en quelque sorte la population, au-delà des praticiens-sentinelles, dans une expérimentation civique librement partagée.Tout indique la demande croissante d’une information nuancée, traduisible en recommandations adressées à l’individu, en matière de vaccinations. Or, dans ce domaine comme dans d’autres, il y a un décalage entre le savoir statistique et la prédiction individuelle. L’annonce a sans doute été prématurée de vaccins à la carte, elle tirait argument de l’existence de susceptibilités génétiques individuelles. Mais elle satisfaisait aux exigences de l’individu autonome, centré sur le souci de soi, pour reprendre une célèbre expression de Michel Foucault.Cette tâche d’information n’est pas facilitée par la complexité croissante de l’épidémiologie, l’idéologie de l’éradication des maladies infectieuses tendant à faire place à des conceptions plus attentives aux équilibres biologiques et au caractère multifactoriel des maladies . Par exemple, qu’en est-il de la dérive possible de certains agents pathogènes par rapport aux prototypes vaccinaux, une dérive qui est combattue dans le cas des virus grippaux par une constante mise à jour de la formule vaccinale, et qui a été documentée dans le cas de la coqueluche par exemple ? Que sait-on de l’adaptation des vaccins du programme universel par rapport aux souches circulantes dans le pays, en particulier dans les cas où la couverture vaccinale n’est pas satisfaisante et peut entraîner des phénomènes d’échappement de l’agent pathogène ? Comment résoudre le conflit entre les normes de sécurité et les besoins locaux ? Les premières avaient amené, il y a quelques années, à abandonner un vaccin contre les rotavirus, en raison d’un risque faible d’invagination intestinale des nourrissons, décrit aux États-Unis, risque à peser contre le taux de mortalité par diarrhées chez les enfants du Tiers-Monde. Tout programme d’immunisation universelle est ainsi amené à tenir compte de l’inégalité socio-économique des pays concernés et des contextes, même si les hommes à travers les frontières représentent « une seule famille épidémiologique ».Les « sciences de gouvernement » doivent donc désormais tenir compte des rapports des experts biologistes mais aussi des nouvelles sensibilités des citoyens et de leur désir d’un « risque zéro » pour les vaccins en dehors d’un contexte d’urgence , sans perdre de vue les intérêts légitimes des industries nationales . Leur tâche est donc aussi délicate qu’urgente. L’histoire des vaccins atteste que si des progrès considérables des connaissances sur les mécanismes de l’immunisation individuelle et collective ont été accomplis, il persiste encore bien des incertitudes sur les meilleurs programmes applicables en santé publique, sans oublier que la circulation des virus recompose sans cesse le paysage épidémiologique pendant que nous parlons."

Veuillez lire la suite ci-après/



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