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Samson 7 janvier 2022 23:54
Samson

« Les écrits du dieu d’Abraham ne laissent aucun doute sur sa misogynie. »

Sa misogynie, ou celle de ses adeptes ???

Retraçant l’émergence de la révolution néolithique succédant à la dernière glaciation — « Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder » Gn II, 15 -, le mythe abrahamique relève incontestablement du patriarcat, mais le Livre n’en transmet pas moins fidèlement certains indices issus des mythes matriarcaux antérieurs.

Ainsi, si la création d’ADAM précède celle EVE extraite de sa côte, c’est bien EVE qui parlant au Serpent — symbole possible des cycles lunaires et menstruels permettant la détermination d’un calendrier — goûte la première du « fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », pour ensuite transmettre l’accès à cette connaissance à ADAM. Gn III


De même, n’est-il surprenant que le géniteur effectif du Fils de l’Homme soit « inconnu » ???

L’attribution à l’ange Gabriel de l’annonce faite à Marie évoque en kabbale la sphère Geburah de l’arbre séphirotique, dont un des attributs est la force virile « indifférenciée », comme pour mieux nous rappeler qu’un géniteur n’est jamais que présumé et essentiellement distinct du statut de père qui - contrairement à la mère dont la filiation relève de l’évidence biologique - consiste depuis ses origines jusqu’à l’invention du test génétique de filiation (années 1980)en un concept purement légal inscrit dans le droit patriarcal.

Le mythe évangélique a tout le moins mérite - pour qui sait encore lire — de rappeler explicitement cette évidence que trop peu, imbus peut-être des avantages que leur confère leur « supériorité » masculine, s’avisent de souligner !

Bien à vous ! smiley



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