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PascalDemoriane 9 mars 2022 10:41

L’auteur de ce bon article n’a peut-être, sans doute ?, pas visionné le documentaire d’Anne-Laure Bonnel de 2016 sur les réalités de terrain, car s’il l’avait vu, il en aurait été frappé, aurait au moins évoqué l’indiscible et poignante cruauté, la subtile restitution de l’ambiance terrifiante, kafkaienne et plombée de la dévastation physique urbaine et morale qu’il montre, auquel ces prolétaires ukainiens et -niennes russophones résistent, à leur rejet admirable de la haine fratricide. Bref il aurait fait priorité au talent esthétique inspiré, au lien entre « la fatigue » lisible d’Anne Laure et le traumatisme que même une reportrice aguerrie peut porter et ré-exprimer comme une blessure à l’âme.
Un documentaire issu duquel on sort fatigué de tous ces bavardages analytiques hors sol qui nous éloignent de l’enjeu central de la dignité humaine dévastée.
Mais bon, ce n’est pas un reproche, juste un étonnement.



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