@sylvain
Pour Vercingétorix, on connait le commanditaire :
Napoléon III qui a conscré un budget important à la réalisation des statues de
Clermont-Ferrand et d’Alésia, mais aussi aux rédactions des scénarios repris
par les manuels scolaires de la troisième république qui a suivi.
Pour Jeanne d’Arc, il s’agissait de compenser l’abandon du
Concordat signé entre Napoléon et Pie VII et de réconcilier religion et patrie
au moment de la séparation de l’église et de l’état. Pour ça, la même troisième
république a eu recours au récit publié par Michelet en 1841, « Jeanne
d’Arc » (en fait le Livre V de son Histoire de France qui a été la trame
du récit servi dans les écoles et dans les familles jusque dans les années 60).
Le récit qui est mis en avant maintenant est moins
franchouillard et les héros modernes
comme Thomas Pesquet ou Marie-José Pérec ont une tendance marquée à l’internationalisme.