Monsieur Patrick
En 1830 la France endettée jusqu’au cou s’en prend à l’Algérie qui était, pourtant, son principal créancier. La France engage des négociations avec notre pays et sollicite un nouveau crédit, soi-disant, pour faire face à la crise interne engendrée par la révolution. Pendant les discussions, son consul général se comportera comme un scélérat à l’encontre du Dey d’Alger. A vrai dire, les choses étaient déjà faites. Notre pays riche, mais sans armée capable de défendre le pays, était objet de convoitise des puissances de l’époque, en l’occurrence, la France et l’Angleterre. A la suite de la bataille de Navarin en 1927, la flotte algérienne a été réduite à néant, ce qui a rendu les convoitises plus alléchantes. Le Dey Hussein et ses collaborateurs n’avaient pas suffisamment d’intelligence diplomatique pour en être avertis. Inondé de zèle et excédé de confiance, le Dey s’emporte et frappe le consul français avec son éventail. Un chasse-mouches gardé par la France comme souvenir pendant 132 plus 40 ans, puis remis, dit-on, aux mains propres de Bouteflika, par le Président Chirac.
Le roi de France saisit la chose et envoie sur Alger ses troupes, qui y resteront 132 ans ! Après avoir bâti leur puissance sur le dot de notre de notre peuple avec le sang de nos martyres, nos colonisateurs quittent le pays qu’ils laissent dans un état méconnaissable ! Les héritiers du colonialisme, par nostalgie du sang, des razzias et de l’esclavage, n’ont pas trouvé mieux que de glorifier la honte. Ils voteront, le 23 février 2005, une loi qui glorifie le colonialisme en Afrique du Nord, au moment où d’autres Français dénoncent le génocide arménien (Comme si les Arménéens sont mieux que les Algériens) ! Quelle hypocrisie ! Et comme le colonisateur est un mauvais élève, vieux de surcroît, il espère nous refaire le coup de 1830 en voulant nous faire signer un traité d’amitié qui veut dire, tout simplement, néo-colonialisme. Sinon, que veut dire, glorifier une chose qui pendant, des dizaines d’années, nous a complètement démantelé. Pour rappel, la France ne nous a même pas donné la chance de connaître notre histoire. Après avoir tué, violé systématiquement, elle a organisé sa dernière razzia entre 1961 et 1962 et nous a confisqué nos archives ! Et non seulement, elle les garde soigneusement, ses élus votent une lois interdisant de les ouvrir pendant 100 ans !
A mon avis, c’est le temps qu’il faudra pour trouver une issue à ce qu’on appelle traité d’amitié. A nous aussi de voter une loi qui interdirait de signer ce traité avant de nous remettre ces archives ! En fait, avec ou sans signature, la France n’a plus aucune raison de garder notre histoire en hotage.
C’est justement la raison pour laquelle nous soutenons le Président Bouteflika quant « à l’impossibilité de concevoir la signature du traité d’amitié entre l’Algérie et la France avant la reconnaissance officielle par l’Etat français de sa responsabilité historique, politique, juridique et morale dans les crimes abominables perpétrés à l’encontre de la nation algérienne tout au long de l’ère coloniale ».
Enfin, supposons que la France ait le courage de reconnaître tout ça, ce qui n’est pas vraiment une montagne à escalader, l’Algérie acceptera t-elle de signer ce traité ? Je doute for bien, car tout notre système est basé sur le populisme. La seule chose qui aurait poussé nos gouverneurs à signer ce traité, serait l’état de crise qui a fait souffrir l’Algérie. Maintenant que nos dettes sont totalement ou presque effacées, que nos réserves de change dépassent les 60 milliards de dollars, que le pétrole reste au dessus de 60 dollars, que nous avons des partenaires de taille et que et que, notre pays n’a pas vraiment besoin de traité d’amitié, mais de partenariat sans plus, et juste le temps de reprendre le chemin du progrès. Car l’Algérie est appelée à jouer un rôle avant-gardiste dans le monde. Monsieur Patrick, vous sembler ignorer que les dettes de la France s’élèvent à 1100 000 000 d’Euros (Mille cent milliards si toutefois vous ne savez pas lire les chiffres arabes !!
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