Les Russes n’ont jamais eu l’habitude de ramasser les corps des soldats tués.
Et ils ne ramassent pas toujours les blessés non plus.
C’est moins cher d’écrire que le soldat a disparu sans laisser de traces. Les autorités économisent sur le transport des dépouilles et sur les familles des défunts. En cas de « disparition », ces dernières n’ont pas droit aux allocations de l’État.
La rédaction du « The Telegraph » informe que l’armée russe utilise massivement des crématoriums mobiles - en réalité des installations conçues pour détruire des déchets biologiques dangereux, produites par une société de Saint-Pétersbourg.
Les corps des soldats, qu’ils n’arrivent pas à évacuer ni à incinérer, sont dépouillés de leurs documents et plaques d’identité militaire afin d’empêcher leur identification.