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Massada 20 août 2022 16:06
Massada

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les deux États nordiques étaient considérés comme peu menaçants par Moscou, en raison de leur neutralité. En conséquence, de simples « tests » de souveraineté - des violations des espaces aériens ou maritimes - suffisaient pour maintenir la pression à peu de frais.

  

Désormais, la Russie va sans doute renforcer son dispositif militaire dans un espace très vaste, fortement armé et où elle ne dispose que de deux leviers d’action : les bases militaires de Saint-Pétersbourg et l’enclave de Kaliningrad, située entre la Lituanie et la Pologne. Pour la Russie, inquiète de ses frontières occidentales et méridionales, c’en est fini du « confort » militaire au nord.

  

Les conséquences pourraient être très lourdes pour le budget fédéral, déjà grevé par les dépenses militaires et les sanctions européennes, et pour l’état des forces armées russes, aujourd’hui critiqué à l’intérieur et à l’extérieur de la Russie.

 

En déclenchant l’opération militaire contre l’Ukraine, la Russie a obtenu un effet en retour (backlash) strictement contraire à ses objectifs cardinaux. Le revers est aujourd’hui patent.



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