Après sa conscription, Igor Trofimov, un habitant de Kaliningrad, en attente de son transfert dans l’une des unités de la région raconte à Mediazone le quotidien des nouveaux mobilisés.
Igor nous décrit d’abord le matériel reçu. Des fusils Kalachnikov de 1980, probablement des AK74, parfois rouillés, parfois baignant dans l’huile, parfois déglingués, avec deux chargeurs de 30 cartouches, des sacoches à chargeurs complétement pourries…
Ils sont allés une fois s’entraîner au tir. 10 coups couchés, 10 coups assis, 10 coups debout. Terminé.
Un équipement minimal, ils doivent acheter le reste. Igor à déjà mis 25’000 roubles (250-300 €) de A Belogorod, il n’y a plus de gilets pare-balles, ils ont tous été volés… et ils doivent les racheter au marché noir.
Après, l’état des sanitaires 
Puis viennent les avis de départ. Il y a plusieurs listes et c’est le bordel total, des nuits d’attente pour rien à l’aérodrome, puis retour à la caserne, puis les listes changent à nouveau…
Pour la répartition dans les unités, c’est le même bordel généralisé. on renvoie des tireurs d’élite dans l’infanterie motorisé. L’histoire de ces anciens de la Rosvgvardia est parlante… Ou alors on met un gars qui n’a même pas le permis conne conducteur de BTR…
Et comme c’est le bordel, tout le monde ou presque se bourre la gueule. A mort. Littéralement.