@Francis, agnotologue
Merci beaucoup pour ce rappel qui,hélas, ne convaincra que ceux qui le sont déjà.
https://youtu.be/Q3QcH0vZotQ?t=183
Tout est dit.
Prévu :
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/entendez-vous-l-eco/l-economie-selon-catherine-dufour-1312484
Il existe un moyen imparable d’éviter de vivre ou revivre — au hasard — la réédition de la catastrophe du Titanic.
Ne pas monter à bord.
Du Bal des absents à l’Arithmétique terrible de la misère,
entre les princesses qui exploitent le foncier et les spectres qui
gèrent des empires immobiliers : les nouvelles et romans de Catherine
Dufour sont hantés par des problématiques économiques. Entends la nuit
est un anti-twilight version réalité sociale et économique, dans lequel
on comprend vite que “les petites filles pauvres n’épousent pas les
princes charmants et riches”. Le goût de l’immortalité , sur le modèle de la longue lettre des Mémoires d’Hadrien
de Yourcenar, développe deux sociétés à la Métropolis, où les riches
occupent les hautes tours et où les pauvres stagnent en bas.
La
fantasy et la SF, en tant que genres de l’imaginaire, permettent de
réfléchir aux rapports économiques et sociaux actuels, pour les
transposer dans des univers autre, dans un futur plus ou moins proche :
c’est un exercice de pensée qui relève d’une sorte de naturalisme à la
Zola appliqué au futur…
Les romans de science-fiction qui parlent
d’économie nous permettent peut-être de dépasser une certaine angoisse
de l’avenir, Catherine Dufour ajoute "c’est effectivement l’espoir
de la fiction nouvelle manière. Avant la science-fiction était là pour
donner l’alerte Elle allait voir ce qui se faisait dans les laboratoires
et elle disait "faites attention les contemporains, faire de la bio
ingénierie et tripatouiller le génome ça va poser des problèmes",
c’était donc une littérature d’alerte. Aujourd’hui l’alerte ce n’est
peut-être plus la peine, il y a une prise de conscience, ce n’est pas de
rajouter de l’angoisse. La nouvelle direction de la science-fiction
serait peut-être d’ouvrir des pistes optimistes ou plutôt positives. Si
vous posez la question « Comment rêvez-vous le XXIIème siècle ? »
aujourd’hui, personne ne va répondre, parce qu’on a une sensation
d’avenir bouché, de l’avenir comme un accident de voiture. Or l’avenir est dans nos têtes, tout ce qui est autour de nous, qui existe, c’est
parce qu’un jour ça existait dans la tête de quelqu’un, qui l’a mis au
point. Si dans nos têtes on n’a qu’un accident de voiture comme image de
l’avenir, c’est cela qui va arriver. Il faut vraiment qu’on arrive à
travers la littérature de science-fiction, ou toute autre forme
d’expression artistique, à remettre en marche les neurones de
l’optimisme".
Allez ! On ne capitule pas. jamais. On se bat.
Pour gagner.
Renaud Bouchard