J‘ai l’impression que l’article et le débat sont restreints au cadre
oligarchique habituel dans lequel nous vivons, où le peuple subit les décisions
de quelques uns.
Dans un cadre démocratique qu’ont plus ou moins les Suisses, ils décident de
l’âge des retraites, du nombre de semaines de congés payés, etc. La route est
un domaine social partagé où la liberté individuelle ne prime pas, d’où le code
de la route, et les punitions pour les infractions.
Dans le cadre démocratique, la population est responsable de ses choix
fondamentaux, elle les subit elle-même : elle est autonome (comme l’affirmait
Cornelius Castoriadis), c’est-à-dire qu’elle se fait ses propres règles.
Dans le cadre médical, en situation d’urgence, les médecins ont des critères
pour sauver des vie, officiellement uniquement médicaux, comme sauver le plus
jeune (même si c’est un assassin, alors que le plus vieux serait un scientifique
menant des travaux pouvant sauver des millions de malades).
Je trouve normal que la population puisse décider qu’elles sont les critères
pour sauver les personnes à sauver en priorité, selon leur espérance de vie en
bonne santé par exemple, et même selon la valeur collective d’une personne (il
y a déjà cela lorsque des gardes du corps doivent se sacrifier pour un
président).