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Rodolphe de Gérolstein 3 septembre 2023 08:50
Rodolphe de Gérolstein

Autre facteur d’optimisme et d’admiration,  les formidables capacités d’adaptation des ukrainiens qui ne cessent de nous surprendre.

Puisque les États-Unis ne veulent pas fournir de missiles à longue portée à l’Ukraine, elle crée le sien.

 

Pour elle, le besoin de tels missiles sol-sol à longue portée est réel : ils sont précieux pour aller frapper loin derrière les lignes russes et désorganiser un peu plus la logistique militaire de l’occupant, voire pour choisir des cibles stratégiques dans le pays du tyran Vladimir Poutine, comme ce fut le cas ces derniers jours, notamment lors de l’attaque spectaculaire de l’aéroport de Pskov.

 

La mutation du Neptune en version sol-sol remonte à quelques mois. Avec l’ajout d’un système basé sur le GPS, qui guide le missile vers des coordonnées pré-déterminées –le brouillage du signal n’est donc d’aucune utilité, puisque l’engin sait dès son lancement où il se rend.


 

À l’approche de la cible, c’est un système automatique de reconnaissance qui se met en branle, nommé DSMAC (Digital Scene Matching Area Correlator) ou ATR (Automated Target Recognition). Des capteurs infrarouge cherchent ainsi à faire correspondre ce qu’ils « voient » à l’image d’une cible préalablement entrée dans le système par les opérateurs : une fois la cible trouvée, le missile peut se fixer sur son image puis la frapper.

 

D’autres « surprises » sont à venir !




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