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Les États membres parlent de
politique industrielle, mais, en réalité, ils n’en ont aucune : ils ne
font qu’agréger les demandes des lobbies privés.
Et
même aujourd’hui, après cette crise historique, l’Union européenne
continue à parler du marché en ces termes : « Ça a bien fonctionné, ça
fonctionne bien et ça continuera à bien fonctionner, à nous protéger des
prix élevés et ça permet de financer la transition énergétique ».
C’est
un mensonge tellement honteux et flagrant que ça ne peut s’expliquer
que par une approche dogmatique.
On a créé volontairement de la
volatilité sur les prix et de l’insécurité sur les approvisionnements
pour casser les monopoles publics et les contrats à long terme sur
lesquels ils s’appuyaient.
C’est ça l’enjeu au fond : les services
publics de l’énergie, tels qu’ils ont pu exister en France, en Grèce, en
Italie, en Espagne, au Portugal ou au Royaume-Uni, sont intolérables
pour les dirigeants européens..................