Ce
qui est intéressant avec les Hobbits, c’est que Tolkien a voulu représenter une
société traditionnelle, mais que dans la description qu’il leur consacre au
début de l’ouvrage il ne fait jamais mention d’un quelconque culte ou de
sacrifices. Nous avons donc une société traditionnelle sans sacrifices, ce qui
est sans exemple dans l’histoire de l’humanité. Au lieu de cela, il nous parle
de leur coutume de s’offrir des petits présents pour leur anniversaire, et on
retombe en plein dans l’individualisme occidental post-moderne. L’auteur de l’article
a donc raison, pour une fois, d’invoquer ses obsessions sur le « monothéisme »,
car c’est bien une société post-chrétienne (libre, non-holistique,
individualiste et non rituelle) que nous dépeint le catholique Tolkien, et non
une société traditionnelle.