Je tente une métaphore de la situation actuelle, du point de vue européen : nous sommes au Far West et un bandit règne sur la région. Entouré d’une vingtaine de pistoleros sans âme, il pille les alentours et vit richement. Ce bandit vient souvent au village pour faire ses emplettes : une robe pour sa fille, des meubles pour son immense maison, des armes et des munitions bien sûr… Il fait même livrer ses repas par l’auberge locale, pour éviter à son épouse de faire la cuisine. Les commerçants du village sont satisfaits : l’argent du pillage ruisselle sur eux. Mais voilà que le bandit décide que sa fille doit apprendre à coudre, que son épouse doit cuisiner, et que son fils doit apprendre la menuiserie. Le bandit cesse d’acheter au village. Les commerçants font grise mine car ils perdent un bon client.
Les États-Unis étant le premier pillard de la planète, il n’y a pas vraiment d’alternative pour l’Europe. La Chine est un fournisseur ; la Russie est autonome ; l’Inde émerge à peine…
En parallèle du nouveau rapport de forces commercial, Trump devait cesser (ou ralentir) les guerres impériales. Mais la deuxième partie du programme semble remise aux calendes grecques, ou simplement redirigée vers le Moyen Orient (destruction de la Palestine, voire remodelage régional ?). Il était évidemment naïf de penser que l’industrie militaire étasunienne allait fermer ses usines sans rien dire !