Les conservateurs genre Le Figaro ou Eugénie Bastié adorent Houellebecq, qu’ils voient comme une sorte d’anar de droite, cynique et corrosif. Cela illustre malheureusement toute la perte de repères objectifs de la part des « intellectuels » conservateurs, gagnés eux aussi, après la gauche et maintenant plus que la gauche, par le règne de la posture, de la subjectivité, de l’émotionnel, au détriment des humbles et ternes catégories morales universelles sur lesquelles on s’appuyait jadis. Car que trouve-t-on chez Houellebecq ? L’apologie du suicide, de l’avachissement, de la « pipe ». La négation de toute morale, hors de la morale schopenhauerienne sentimentale et flasque. « Ah oui, mais c’est tellement fin, n’est-ce pas, c’est plus amusant que les bondieuseries des curés. » Certes, certes...