@Francis
Bonjour Francis
C’est presque juste Francis. La seule petite nuance c’est que les virologues « guident » l’algorithme pour construire, à l’aide des fragments, un génome théorique, en lien avec un ou des génomes archivés. L’opération réussit à chaque fois. Il n’y a donc pas « d’identification impossible » parce qu’il s’agit d’une « construction de novo » qui va se « rapprocher » d’un génome existant, archivé dans les bases de données. Devant l’abondance des possibles, les virologues parlent de « mutants », de « variants ». Ils ont tous un air de famille avec un génome « existant », puisque c’est un génome existant qui sert de guide ! La virologie est une pétition de principe.
Sans cette mise en correspondance avec l’existant, les virologues seraient bien embarrassés de « choisir » parmi les milliers de « génomes possibles » générés par l’algorithme (une intelligence artificielle).
Votre raisonnement est parfaitement exact. « Le séquençage d’un génome appartenant à un être vivant »connu« n’est pas la même opération que la construction algorithmique réalisée à partir de brins épars d’origine a priori »inconnue« , d’un génome artefact. »
« Les mots structurent la pensée ». Lorsque les virologues parlent de « séquençage du génome » ils font croire qu’il s’agit de la même opération que celle qui consiste à séquencer un organisme connu, disons le génome humain.
Mais le verbe « séquencer » revêt bien deux réalités distinctes. Dans le cas du génome humain les généticiens partent d’une cellule « connue » de laquelle ils extraient un génome entier. Ils le fragmentent pour le lire du début à la fin.
Dans le cas des « virus », les virologues ne disposent pas de virus entier, donc pas d’ARN (ou d’ADN) entier. Ils font l’hypothèse que les fragments d’ARN qu’ils découvrent proviennent de la pulvérisation de l’ARN viral dans le surnageant par des moyens chimiques. C’est « leur hypothèse » ! Ce n’est « qu’une hypothèse » ! Mais ce surnageant contient d’une manière certaine de l’ARN exosomal, et ceci en grande abondance. Et, à ce jour, la présence d’ARN hypothétiquement viral, reste totalement à démontrer.