@pemile
Copié-collé pemilien : « De tous les ARN trouvés, il est facile de savoir lesquels sont humains, lesquels ne le sont pas, c’est dû à quoi ton blocage cognitif ?? !! »
Votre phrase est incorrecte parce qu’elle est d’une imprécision terminologique. Elle devrait dire « de toutes les séquences d’ARN trouvées » et non « les ARN trouvés ».
Pour le reste, et bien non, ce n’est pas du tout vrai. C’est même l’un des problèmes méthodologiques fondamentaux de la virologie moderne.
Quand on séquence de l’ARN dans un échantillon biologique, on obtient des millions de fragments de séquences. Pour savoir si ces séquences sont « humaines » ou « virales », les chercheurs doivent les comparer à des bases de données de référence. Mais c’est un raisonnement circulaire : Les séquences considérées « non-humaines » le sont parce qu’elles ne correspondent pas au génome humain de référence. Elles sont ensuite déclarées « virales » parce qu’elles ressemblent à des séquences déjà cataloguées comme virales. Mais ces séquences de référence ont elles-mêmes été déterminées selon la même logique
Et il y a un gros problème : Le génome humain n’est pas complètement séquencé et contient des régions variables. On découvre constamment de nouvelles séquences d’ARN endogènes humains. Les cellules humaines produisent des séquences d’ARN inhabituelles en situation de stress. Les exosomes contiennent des séquences ARN qui peuvent ressembler à des séquences dites « virales ». Le microbiome produit d’innombrables séquences d’ARN non-humains mais non viraux (lesquelles séquences ne seront que des successions des nucléotides ACGU).
En réalité : Quand un chercheur trouve une séquence d’ARN « inconnue », il fait un choix interprétatif basé sur des présupposés théoriques, pas une identification objective.
Les HERVs (rétrovirus humains) sont un excellent exemple de cette « supercherie ». Ces séquences sont dans le génome humain de référence. Elles sont transmises génétiquement de parents à enfants. Elles représentent environ 8% du génome humain. Pourtant, elles sont cataloguées comme « rétrovirales » !
Si une séquence est dans le génome humain alors elle devrait être « humaine ». Mais si elle ressemble à un « rétrovirus » alors elle est déclarée « rétrovirale » même si elle est humaine. Donc le critère d’appartenance au génome humain n’est pas suffisant pour la classer comme « humaine ».
Le classement « humain » ou « viral » n’est pas basé sur la localisation (dans le génome ou hors du génome), mais sur des critères morphologiques et de similarité de séquence avec ce qui a été préalablement déclaré « viral » !
Autrement dit, les virologues ont décidé à priori que certaines structures de séquences sont « virales », et même quand on les trouve intégrées dans le génome humain, on continue à les appeler « virales ».
Et je reprends votre phrase : « De tous les ARN trouvés, il est facile de savoir lesquels sont humains, lesquels ne le sont pas, c’est dû à quoi ton blocage cognitif ?? !! »« .
C’est effectivement facile pemile ! Il suffit d’avoir »classée« auparavant la séquence comme »virale", avant la connaissance de la biologie des exosomes, pour affirmer, sans rire, que ces séquences sont les traces d’anciennes infections virales. Les virologues ont l’imagination fertile ! Ils ne reculent devant aucune contradiction !
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