@Eric F
Je vais « tenter » de vous expliquer ce que vous n’arrivez pas à comprendre ou que vous ne voulez pas comprendre.
Comment est « construit » un génome viral ? Car il s’agit bien d’une « construction intellectuelle ».
1°) Commençons par la première étape. Les virologues extraient une sécrétion chez un malade, disons du liquide de lavage broncho-alvéolaire. Cette sécrétion est supposée contenir des « virus ».
2°) Pour faire se multiplier ces virus, les virologues organisent une culture dans laquelle ils placent la sécrétion, des cellules rénales de singe vert et du sérum foetal bovin (celui ci va nourrir la culture). Les cellules de singe (cellules VERO) permettent aux « virus » de se multiplier, selon l’hypothèse virale, puisque ces cellules sont dépourvues d’interférons et se prêtent mieux à la réplication virale.
3°) Après « maturation » de la culture celle fait l’objet d’une ultra-centrifugation. Ceci a pour objectif d’isoler les cellules de la culture et d’obtenir un « surnageant » dénué de cellules. Dans l’hypothèse virale ce « surnageant » doit contenir les virus s’ils ont pu prospérer dans la culture.
4°) Une fois le surnageant obtenu, des « agents chaotropiques » y sont introduits. Ceci a pour objectif de provoquer la lyse des virus qui y seraient présents.
5°) Une fois la lyse réalisée, les virologues recherchent dans le surnageant les « séquences d’ARN, ou d’ARN » qui pourraient s’y trouver. Ils recueillent donc ces séquences, multiples, en faisant l’hypothèse qu’elles proviennent de la lyse des « virus » qui y étaient présents.
6°) Ces séquences multiples sont organisées en « reads », c’est à dire en séquences courtes, par un dispositif technique, de manière à pouvoir les lire.
7°) Un algorithme est chargé, après lecture des séquences, de les assembler pour « construire » un génome. Pour ce faire, ce dispositif informatique algorithmique repère les fins de séquences pouvant correspondre le mieux avec le début d’autres séquences. Ils assemblent donc, les unes après les autres, les séquences ayant par exemple les mêmes 20 nucléotides terminaux et les mêmes 20 nucléotides de début. Cela s’appelle un « chevauchement ».
8°) Devant la multitude de séquences de nucléotides disponibles, l’algorithme n’a aucun mal à trouver des séquences de fin et de début qui concordent. Et de chevauchement en chevauchement, le génome s’allonge et se construit.
9°) Tout ceci est guidé par le virologue qui intervient pour faire connaitre à l’algorithme la longueur du génome qu’il souhaite obtenir. Environ 17.000 nucléotides, s’il souhaite un génome grippal, environ 30.000 nucléotides, s’il souhaite un génome de coronavirus.
10°) une fois « l’assemblage » réalisé le génome est baptisé « viral » et enregistré dans la base de données des virus.
Voilà Eric F, je ne vous dis rien d’autre, je ne commente pas, il vous appartiendra de le faire. Mais vous avez devant les yeux les différentes étapes de la « construction d’un génome viral ».
Et la question que vous devez vous poser, si vous êtes objectif, c’est de savoir où l’on place les exosomes et leur contenu en ARN et/ou en ADN dans ce protocole ?
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