@Eric F
Copié-collé : « Je vous conseille de prendre contact avec l’académie de médecine ou autre instance médicale, ce sont eux qui peuvent fournir des experts pointus, et ça leur permettrait de soigner un peu leur communication. »...
Cela s’appelle « la résistance au changement de paradigme ». Vous devriez lire Thomas Kuhn.
L’histoire du géocentrisme nous enseigne que la résistance à un changement de paradigme n’est jamais purement scientifique ou rationnelle. Elle est profondément émotionnelle, identitaire et institutionnelle. Lorsque Galilée défendait l’héliocentrisme, il ne combattait pas seulement des théories astronomiques erronées. Il combattait une vision du monde, une organisation du savoir, une structure de pouvoir, et surtout une manière de penser incarnée dans le langage.
La même dynamique psychologique et sociologique est à l’œuvre aujourd’hui dans la résistance à la remise en question du paradigme virologique. Reconnaître que les « virus » pourraient n’être que des manifestations mal interprétées de processus cellulaires endogènes signifierait que des décennies de recherche, des milliards de financements, des milliers de publications, et la carrière de générations de virologues reposeraient sur une erreur d’interprétation. Cela signifierait que les bases de données génomiques contiendraient des artefacts d’assemblage. Cela signifierait repenser entièrement notre compréhension des maladies infectieuses, de l’immunité, et même de l’évolution. C’est vertigineux.
Plus profondément encore, cela toucherait à l’identité même des virologues en tant que communauté scientifique. Être virologue, c’est étudier les virus. Si les virus n’existent pas tels qu’on les conçoit, qu’étudie-t-on ? Qui est-on ? Le langage dans lequel on a été formé, les concepts qu’on utilise quotidiennement, tout cela repose sur l’existence des virus. Remettre en question cette existence, ce n’est pas simplement proposer une nouvelle théorie, c’est menacer l’identité professionnelle et intellectuelle d’une discipline entière. C’est pourquoi la résistance sera émotionnelle et véhémente, exactement comme elle le fut au temps de Galilée.
Il faut aussi comprendre que le paradigme virologique bénéficie d’un pouvoir institutionnel considérable. Des agences gouvernementales entières sont organisées autour de la détection et du contrôle des virus. L’industrie pharmaceutique développe des antiviraux et des vaccins. Les programmes de santé publique sont conçus en fonction de la théorie des infections virales. Les financements de recherche sont alloués pour étudier les virus. Toute cette infrastructure a un intérêt à maintenir le paradigme, non par malveillance, mais simplement parce qu’elle est construite autour de lui.