@Enki
Votre distinction entre crise occidentale et mutation mondiale est très juste. Cependant le concept d’entropie anthropologique que je cite cherche justement à dépasser ce clivage. Que ce soit par la perte de sens, crise spirituelle ou par l’accélération technologique non digérée, le résultat est le même, une simplification brutale de l’humain et un épuisement du vivant. Béla Tarr filme ce point de bascule, où peu importe la cause, le monde cesse d’être habitable pour l’âme. Mon article suggère que nous ne sommes plus seulement dans l’attente d’un cycle suivant, mais face à un épuisement du système lui-même, qui devient mondial par sa capacité à transformer toute diversité en poussière.