@Luniterre
Merci pour cet éclairage technique passionnant. Vous décrivez
parfaitement l’entropie comme un processus physique vers un équilibre
statique.
C’est précisément là que nos analyses se rejoignent, mais sur
deux plans différents. Mon texte n’est pas une conjecture
scientifique, mais une réflexion philosophique sur la pensée de
Béla Tarr. En forgeant le concept d’entropie anthropologique, je
ne cherche pas à décrire le mouvement des molécules, mais
l’épuisement du sens et de l’altérité dans nos sociétés.
Pour Tarr, comme pour mon analyse des 59 conflits actuels dans le
monde, le drame n’est pas le chaos, mais justement cet équilibre
froid et cette inertie où l’humain devient une donnée
interchangeable. La guerre n’est peut-être qu’un incident pour la
physique, mais elle est une dé-création pour la conscience. C’est
ce point de bascule, là où le système l’emporte sur le vivant, que
je tente de nommer.