@Enki
— Dans des cultures de cellules humaines ou murines (ex. HEK293, HepG2, cellules souches embryonnaires murines), le séquençage RNA des vésicules extracellulaires du surnageant montre des transcripts ERV (ex. HERV-K env/gag/pol) même sans stimulation virale.
— Des études sur des cellules sénescentes ou en culture prolongée montrent une libération accrue de particules-like rétrovirales (RVLPs) contenant des séquences ERV dans le surnageant.
Ces données révèlent un phénomène fondamental : les cellules humaines et murines libèrent spontanément dans leur environnement des vésicules extracellulaires contenant des transcripts de rétrovirus endogènes (ERV), sans qu’aucune infection virale ne soit nécessaire.
— 1) Comment les études virologiques pré-2007 ont-elles différencié les particules rétrovirales « infectieuses » des vésicules extracellulaires contenant des ERV ?
— 2) Les « isolats viraux » historiques contenaient-ils des rétrovirus exogènes ou des particules endogènes amplifiées par les conditions de culture ?
— 3) Les tests PCR détectant des séquences rétrovirales peuvent-ils distinguer une infection d’une simple expression endogène accrue ?
Réponse 1 : Ils ne l’ont pas fait. Ils ne pouvaient pas le faire. Ils ne savaient même pas qu’il fallait le faire. L’ignorance n’était pas un choix.
Réponse 2 : Impossible à déterminer rétrospectivement. Et les preuves disponibles penchent massivement vers l’endogène. Les indices sont accablants. En effet 8% du génome humain est constitué de séquences rétrovirales. Les conditions de culture « activent » les ERV. Les séquences « virales » trouvées correspondent à des ERV connus.
Et on se retrouve avec un biais d’interprétation abominable. Quand on trouve des séquences rétrovirales dans une culture l’interprétation virologique est : « C’est un virus exogène, les ERV sont une contamination mineure ». L’interprétation alternative est : « Ce sont des ERV réactivés par le stress, il n’y a pas de virus exogène ».
Réponse 3 : Non, structurellement c’est impossible. Une PCR détecte une séquence de nucléotides, point final. Elle ne peut pas distinguer un « ARN viral » exogène, d’un transcrit ERV endogène.