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Joseph 14 février 16:43
Joseph

@Boogie_Five

Pourquoi marrant ? Comment dois-je prendre cette remarque ?

 

Sinon sur le fond je ne prétends pas reprendre les idées d’un autre, et je ne rejoins pas ce que vous dites mais plutôt le terme de gauche qui trouve son origine à la révolution française (donc bien avant les idées communistes, révolution de 1917 et autres désagrégements postérieurs) :

 

« Le terme « gauche » trouve son origine dans la Révolution française, où les députés favorables aux idées républicaines et progressistes prenaient place à gauche de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Ces députés, souvent partisans de l’égalité sociale, des droits des citoyens et d’une transformation radicale de l’ordre ancien, se distinguaient par leur opposition à la monarchie et aux structures de pouvoir traditionnelles. »

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_(politique)

https://www.francebleu.fr/emissions/ils-ont-fait-l-histoire/1789-l-origine-de-la-droite-et-la-gauche-dans-la-politique-en-france

 

C’est à partir de là que je défini la gauche originelle comme étant celle qui représente les intérêts du peuple, mais aussi tout ce qui remet en question l’ordre établi (et à condition que cette remise en question soit justifiée sinon c’est juste s’opposer pour le plaisir de s’opposer). D’ailleurs ceux qui s’étaient placé à droite de l’hémicycle étaient donc ceux pour le roi, l’ordre établi de l’époque.

 

Donc oui on l’associe à du « progressisme » dans le sens où l’on demande un progrès face à l’ordre établi que ceux qui le détiennent cherchent souvent à conserver tel quel. Mais à mon sens un progrès dans le but d’obtenir des droits pour améliorer sa situation, défendre ses intérêts face à cet ordre établi, cette majorité dominante.

 

Pour ce qui est du peuple qui penserait que fascisme ou conservatisme (ce qui irait à l’encontre même de la définition donnée en ce qui concerne ce dernier terme), bien sûr qu’il peut y avoir récupération. Je l’ai dit dans mon commentaire précédent. Mais de la même façon que des intérêts néfastes à la majorité pourraient survenir d’idées présentés comme progressistes. La chose est complexe et mérite une analyse au cas par cas. C’est bien pourquoi mon commentaire précédent souligne la différence entre une résultante et un objectif premier (objection que vous répondez en partie).

 

Ensuite sans démocratie le progrès social (qui peut prendre différentes formes là encore, donc sujet à débat), comme la communication est évidemment plus difficile. Un euphémisme.

 

C’est donc dans cette vision originelle de remise en cause de l’ordre établi lorsqu’il va à l’encontre des intérêts du peuple que je me place. Et pour ce qui est de la droite, généralement c’est aller vers le maintient de l’ordre établie. Du coup les intérêts du peuple qui iraient du coté de l’ordre établi que l’on ne voudrait pas changer (donc réactionnaire dans un sens), à la limite pourquoi pas si cet ordre établi a mis en place une démocratie équitable qui permet le dialogue et la résolution pacifique des conflits d’intérêts inhérents aux groupes sociaux antagonistes (qui peuvent être verticaux ou horizontaux, je vous l’accorde). D’où l’importance que j’apporte au contexte. Rien n’est immuable, dogmatique ou pouvoir échapper au débat d’idée. Parce que là encore remettre en cause un ordre établi qui apporte la prospérité, innovation et la dignité pour tous tiendrait presque de l’imbécilité.

 

Et non je n’associe tout cela en rien à du radicalisme ou autre populisme.

 

Populisme qui est devenu un terme péjoratif qui sert aussi à disqualifier toute remise en cause de l’ordre établie ou avantage pour le peuple, que l’on confond souvent avec démagogie, et que je ne souhaite de toute manière pas utiliser mais qui définit aussi une opposition qui existe de fait. C’est en effet un fait sociologique établie que peuple et majorité dominante ont des intérêts et attitudes souvent opposée, rien de nouveau sous le soleil. Je ne m’en réclame pas et cherche justement à dépasser les stades d’opposition.

 

Et non radicale, dans le sens ou la radicalité mène à la chose révolutionnaire, et non au dialogue et au débat d’idée propre à la démocratie. Mais un refus de dialogue ou d’entente par la majorité dominante est tout autant une forme de radicalisme qui mène souvent vers des crises sociales, guerre civile et autres révolutions. En ce sens la cause d’un radicalisme ne provient pas de ma définition, mais bien souvent d’une attitude abusive par le pouvoir en place. L’histoire abonde d’exemples en ce sens. La cause, l’effet … l’effet, la cause.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qui-profite-du-systeme-265819

 

Après je vous donne raison sur le fait qu’il y a aussi une dimension antropologique/socioloqiue/culturelle dans l’opposition droite/gauche qui façonne la manière de voir les rapports sociaux. Mais là encore cette vision peut être façonné de bien des manières en fonction du contexte de communication globale et des structures en place (éducation, média, normes sociales, etc). Comme peut provenir de notre fonctionnement cognitif et de notre passif personnel selon les études (un autre débat qui n’aura pas lieu dans ce commentaire). Comme des études se sont penchés sur le fait de savoir pourquoi le peuple votait à droite (là encore un autre débat).

 

Mais comme déjà dit, mon commentaire allait plus dans le sens d’objectif premier vs résultante, mais aussi au départ dans le sens d’une définition concise. Mais une fois encore, on a le droit de ne pas être d’accord, et d’autant plus que mes propos n’ont pas l’air d’avoir été pris dans le sens donné. J’espère avoir réussi à clarifier certains points.



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