@mimi45140
C’est un constat indéniable, les métiers manuels imposent une pénibilité physique que peu d’autres professions connaissent. Cette usure du corps se mesure sur le long terme et ne laisse que peu de répit :
L’épreuve des éléments : qu’il s’agisse de bâtir des immeubles, des ponts ou des routes, ces travailleurs affrontent le bitume brûlant en été et le froid glacial en hiver.
L’urgence de la matière : contrairement à un cours que l’on peut adapter, le béton, lui, n’attend pas. Il impose son propre rythme, souvent au mépris de la fatigue humaine.
Il est aussi intéressant de noter la quasi-absence de femmes sur ces chantiers de gros œuvre. Cela soulève une question de fond : si la pénibilité est souvent discutée de manière théorique, la réalité démographique de ces métiers suggère-t-elle un « deux poids, deux mesures » dans la perception de la difficulté au travail ?