IL y a six ans, les Émirats arabes unis ont normalisé leurs relations avec Israël en signant les accords d’Abraham. Il y a quatre ans, le président israélien, Isaac Herzog, s’est rendu en visite officielle aux Émirats arabes unis.
• Les Émirats arabes unis ont d’abord tenté d’échapper aux conséquences de la guerre contre l’Iran. Pour ce faire, l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) a éteint les transpondeurs de ses navires et pratiqué des transbordements sur des pétroliers étrangers, afin d’échapper aux radars des Gardiens de la révolution. Elle seraient ainsi parvenue à exporter 6 millions de tonnes de brut au moyen de quatre navires différents.
C’est pour faire stopper ce trafic que l’Iran a bombardé l’émirat de Fujaïrah, le 4 mai (cf. VAI 5397).
• Selon le Wall Street Journal, l’aviation émiratie a bombardé une raffinerie sur l’île iranienne de Lavan, début avril (cf. VAI 5212). Cette opération avait été attribuée par erreur aux États-Unis ou à Israël, pourtant Téhéran avait riposté contre les Émirats et le Koweït. À ce jour, aucune autre action militaire contre l’Iran d’un État arabe n’a été révélée.
• Un bâtiment battant pavillon panaméen, le Namu, a été attaqué au large des Émirats arabes unis, le 13 mai 2026. En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), une attaque contre un navire est considérée comme un acte de guerre contre l’État dont il arbore le pavillon, et non contre l’État opérateur, ici la société sud-coréenne HMM.
https://www.voltairenet.org/article224493.html