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SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

Avec le con la royale est réduite à arraisonner des navires de commerce tellement con , tellement Ma-con.

Dimanche, la Marine nationale a intercepté en plein Atlantique, à plus de 740 km à l’ouest de la Bretagne, le pétrolier Tagor. Quatrième navire de la flotte fantôme russe arraisonné par la France en moins d’un an, cette opération répond à une stratégie française de plus en plus affirmée face à Moscou.

Le Tagor, parti du port de Mourmansk et à destination du Cameroun, naviguait sous pavillon camerounais. Il incarne parfaitement ces navires sous sanctions occidentales qui utilisent des pavillons de complaisance pour acheminer le pétrole russe sur les marchés mondiaux. Après les interceptions du Boracay au large d’Ouessant, puis du Grinch et du Deyna en Méditerranée en janvier et mars 2026, la France poursuit sa traque méthodique. Les trois précédents bâtiments avaient pu repartir après immobilisation et paiement d’amendes.

Cette fois, l’affaire prend une dimension nouvelle. La France a ouvert une enquête pour vérifier si le Tagor aurait pu servir de base de lancement à des drones ayant violé l’espace aérien danois, entraînant la fermeture temporaire d’aéroports. Le Royaume-Uni a apporté son soutien à l’opération. Sur le plan législatif, Paris a annoncé en avril son intention de doubler les peines pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer.

Emmanuel Macron a réagi sur X : « Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans. »

Ces actions maritimes s’inscrivent dans un cadre plus large. Le 2 mars 2026, depuis la base de sous-marins de l’île Longue, le président a dévoilé un nouveau concept de « dissuasion avancée » en partenariat avec huit pays européens (Pologne, Suède, Allemagne, Royaume-Uni, entre autres). La Norvège a rejoint le dispositif fin mai, portant à neuf le nombre de nations associées. Parallèlement, la France a décidé d’augmenter le nombre de ses têtes nucléaires, abandonnant le principe de « stricte suffisance » qui prévalait depuis des décennies.

Les limites restent toutefois claires : Paris n’envisage pas de déployer ses ogives sur le territoire de ses alliés et la décision d’emploi de l’arme nucléaire demeure exclusivement entre les mains du président français. Certains analystes y voient une garantie politique offerte à l’Europe tout en conservant un contrôle absolu sur l’arsenal.

En multipliant les arraisonnements de pétroliers russes, en durcissant les sanctions et en brandissant un parapluie nucléaire élargi à l’Europe, le président français semble vouloir pousser Poutine dans ses retranchements et se poser en garant de l’ordre européen face à Moscou, profitant du désengagement américain sous Trump. Mais la France a-t-elle vraiment les moyens de jouer les gros bras ? Le Kremlin pourrait bien s’énerver contre ce moustique qui agace l’ours russe sans disposer de la force nécessaire pour le blesser vraiment. Cette pseudo pression multiforme – maritime, économique et stratégique – tenterait-elle de faire plier la Russie ou n’est-elle qu’une sorte de signal adressé aux alliés européens et aux électeurs français, à un an de la présidentielle ? L’avenir dira si cette gesticulation portera ses fruits…



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