@SilentArrow
Merci SilentArrow, pour le site. Dante, je l’ai lu quelque part, c’est tout. Je vous joins ce début De DANTE L’Enfer. Chant premier. Et il exprime exactement ce que je vous ais écris. Et je ne prends que la fin.
« Et là plus de rigolade, vous vous rappellerez ce que vous a dit un certain sieur Hamed ; vous vous direz « Ah, pourquoi je ne l’ai pas écouté ; vous direz »démons ! sortez de mon âme« . Les démons vous répondront »Oui ! Nous sortons ; mais on vous a piégé. »
Donc, pendant qu’il est temps, vous êtes encore du monde terrestre, « lavez-vous de ces mauvaises idées, des idées de démons ». A vous de choisir ce qui correspond à votre être."
Et Dante dis la même chose :
" CHANT PREMIER
C’était à la moitié du trajet de la vie ; Je me trouvais au fond d’un bois sans éclaircie, Comme le droit chemin était perdu pour moi.
Ah ! que la retracer est un pénible ouvrage, Cette forêt épaisse, âpre à l’œil et sauvage, Et dont le seul penser réveille mon effroi !
Tâche amère ! la mort est plus cruelle à peine ; Mais puisque j’y trouvai le bien après la peine, Je dirai tous les maux dont j’y fus attristé.
Je ne sais plus comment j’entrai dans ce bois sombre, Tant pesait sur mes yeux le sommeil chargé d’ombre, Lorsque du vrai chemin je m’étais écarté.
Mais comme j’atteignais le pied d’une colline, Au point où la vallée obscure se termine, Qui d’un si grand effroi m’avait poigné le cœur,
Je levai mes regards : sur son épaule altière Le mont portait déjà le manteau de lumière De l’astre qui partout guide le voyageur.
Alors fut apaisée en mon âme inquiète, Dans le lac agité de mon cœur, la tempête Que cette affreuse nuit avait fait y gronder.
Et tel un malheureux échappé du naufrage, Sorti tout haletant de la mer au rivage, Se retourne en tremblant et reste à regarder ;
A peine de mes sens je recouvrais l’usage, Je me tournais pour voir encore ce passage D’où personne jamais n’est revenu vivant.
Après quelques instants d’un repos salutaire, Je me pris à gravir la pente solitaire, Le pied ferme en arrière et le corps en avant.
Voici que sur ma route à peine commencée Une panthère accourt, svelte, agile, élancée ; D’un pelage changeant son corps était couvert.
Et loin de s’effrayer devant l’humain visage, Cet animal si bien me barrait le passage, Que je fus près vingt fois de rentrer au désert.
Cependant c’était l’heure où le ciel perd ses voiles ; Le soleil y montait escorté des étoiles Dont le divin Amour se plut à l’entourer
Alors qu’il anima toutes ces belles choses ; C’était l’aube du jour et la saison des roses, Et tout, dedans mon cœur, me disait d’espérer.
Mais après la panthère à la robe éclatante, Un obstacle nouveau me saisit d’épouvante, J’avais vu tout à coup apparaître un lion.
Il paraissait venir sur moi tout plein de rage. Tête levée, et l’air, comme par un orage, Semblait trembler lui-même à cette vision.
Et puis c’est une louve affamée et qui semble Porter sous sa maigreur tous les désirs ensemble. Déjà de bien des gens elle fit le malheur.
Alors je fus frappé d’une torpeur mortelle ; La terreur que lançaient ses regards était telle Que je perdis l’espoir d’atteindre la hauteur.
Et semblable à celui qui gagne et qui rayonne, Et puis, vienne le temps où le gain l’abandonne, Dans les pleurs il se noie et reste consterné ;
Ainsi, voyant la bête aux approches funèbres Me replonger aux lieux de muettes ténèbres, Mon courage et ma foi m’avaient abandonné.
Déjà je retombais dans le val, quand s’avance Quelqu’un qui paraissait dans un trop long silence Avoir comme brisé les cordes de sa voix.
Dès que je l’aperçus : « Prends pitié de ma peine, Qui que tu sois, criai-je, homme ou bien ombre vaine, Dans ce désert immense où perdu tu me vois ! »
— « Homme je ne le suis, car j’ai cessé de l’être, » Répondit-il ; « Mantoue autrefois m’a vu naître, De parents mantouans et lombards comme moi.
Je naquis sous César, avant sa tyrannie, Et Rome sous Auguste a vu couler ma vie Dans le temps où régnaient les dieux faux et sans foi.
Poète, j’ai chanté ce pieux fils d’Anchise, Venu de Troie après que la ville fut prise Et de ses fiers remparts vit s’écrouler l’honneur.
Mais toi, pourquoi rentrer dans ce lieu de détresse ? Pourquoi ne pas gravir la pente enchanteresse Principe de tout bien, chemin de tout bonheur ? »
« Tu serais, » répondis-je en inclinant la tête, « Se peut-il ? Tu serais Virgile, ce poète Qui répand l’harmonie à si larges torrents ?
O toi, gloire et flambeau des chantres de la terre, Compte-moi cet amour et cette étude austère Qui m’ont tenu courbé sur tes vers si longtemps !
C’est toi mon maître, toi mon unique modèle ; C’est de toi que j’ai pris en disciple fidèle Ce beau style puissant dont on m’a fait honneur.
Je fuis, tu le vois bien, cette bête sauvage. Aide-moi, défends-moi contre elle, illustre sage ! Elle me fait trembler les veines et le cœur. »
— « Si tu prétends sortir de ce bois plein d’alarmes, » Répondit-il, voyant que je versais des larmes, « Dans un autre chemin il faut porter tes pas.
La bête qui te fait crier, quand sur sa voie Quelqu’un vient à passer, est sûre de sa proie, Et sans l’avoir tué ne l’abandonne pas.
Malfaisante et livrée aux fureurs homicides, Rien n’assouvit jamais ses appétits avides ; Sa pâture l’affame au lieu de la nourrir.
A beaucoup d’animaux elle s’accouple immonde, Et doit d’autres hymens souiller encor le monde ; Mais le grand Chien[2] viendra qui la fera mourir.
Celui-là, dédaignant la terre et la richesse, Se nourrira d’amour, de vertu, de sagesse. Il recevra le jour entre Feltre et Feltro."
Donc, SilentArrow, faîtes le lien. Je lirais plus tard sur Dante. Merci
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