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Hamed 2 septembre 23:28

@Com une outre

« Peut-être oui, peut-être non. Je penche pour le non.

Et la combativité de l’Occident, qu’en faites-vous ? Il y a cette loi universelle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. L’humanité est une. » Mais qu’est-ce qui se transforme dans cette humanité une ?

Ce sont les composants qui font le Tout humain. L’Occident restera l’Occident, mais il mutera sous la pression. Il en va de même pour la Russie et Pékin : leur alliance actuelle n’est pas un bloc figé pour l’éternité, c’est une métamorphose en cours. Le but profond des guerres et des crises majeures, c’est la transformation et l’avancée du monde, dont, paradoxalement, tout le monde finit par profiter.

Regardez l’Histoire : les deux guerres mondiales, qu’ont-elles données ? N’ont-elles pas radicalement transformé le monde ?

C’est de ce grand bouleversement systémique que les peuples opprimés ont tiré leur réveil. Prenons l’exemple de l’Algérie : « avant le déclenchement de la révolution en 1954, le système colonial français maintenait un taux d’analphabétisme de plus de 90 %. Et donc moins de 10 % des enfants algériens avaient accès à l’école, l’occupant restreignant délibérément l’instruction par peur d’un éveil politique de la jeunesse. C’est pourtant le séisme des guerres mondiales qui a brisé les vieux empires, rebattu les cartes de l’hégémonie et ouvert la brèche vers la décolonisation et le progrès des peuples. »

Le chaos géopolitique actuel répond exactement au même processus inévitable. Ne confondez pas le déplacement temporaire d’un axe économique avec la fin de l’Histoire : ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas un effondrement, mais le catalyseur brutal d’un nouvel équilibre mondial.



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