Cher Touloire,
Pas « diffamation », mais « usurpation d’identité ». Ce n’est pas la même chose.
Tout d’abord le commentaire incriminé est parfaitement anodin et ne contenait pas de propos diffamatoires. Si vous fréquentez un tant soit peu le Net, vous trouverez quantité de sites qui reprennent (parfois en les déformant) les noms de personnalités publiques et politiques. Chirac, Sarkozy, Hollande, Ségolène et les autres ne font pas de procès à tour de bras.
Vous sauriez aussi que, dans les discussions de blogs ou de forums, l’utilisation de pseudos reprenant des noms de personnages publics est une pratique courante.
Je ne dis pas que c’est bien, c’est juste une réalité. Souvent c’est drôle (parfois diffamatoire).
Ce n’était pas le cas en l’espèce, alors envoyer la maréchaussée chez un blogueur et mettre en branle la justice ne sert qu’à encombrer les tribunaux.
Puisque Mme Ceccaldi-Raynaud a lu ce commentaire, il lui suffisait de répondre vertement sur le blog. Elle préfère les tribunaux, c’est son droit. Convenez que c’est un peu procédurier.
Concernant mon parti-pris : je revendique ma subjectivité, cher monsieur. Je ne la « couvre » pas de neutralité informative : je donne des faits et je prend parti. Désolé de vous l’apprendre, mais l’objectivité journalistique n’existe pas. C’est pourquoi vous lisez sans doute Le Figaro et moi Libération.
Quant au reste, c’est un peu facile d’utiliser les deniers publics pour poursuivre un citoyen auquel la justice a déjà donné raison.
Et je repose ma question : Mme Ceccaldi-Raynaud est-elle fondée à ester en justice aux frais du contribuable, pour une « affaire » qui concerne son nom de famille.