Les partis « républicains » ont abandonné l’idée nationale pour l’idée européenne. Ils étaient peut-être sincèrement convaincus à un moment que celle-ci nous ouvrirait les portes de la puissance et prospérité.
En chemin, ils ont cédé aux sirènes de l’idéologie anglo-saxone, et ont abandonné l’Europe-puissance pour l’Europe ouverte, c’est à dire qu’ils ont sabordé les notions de règles et solidarité constitutives de l’idée de nation.
Cela crée pour les citoyens un immense déficit de reconnaissance. Ils se raccrochent donc à toute idée nationale qu’on leur présente.
Le FN a été un des premiers à le faire avec une identité fondée sur l’« ethnicité ». Ca ne sert à rien, mais ça ne mange pas de pain. Il aurait fallu pouvoir lui répondre : « une nation c’est avant tout des valeurs ». Mais justement on venait de s’en débarrasser.
Et voilà pourquoi aucun des trois autres « grands » candidats ne parle des affaires étrangères. Ils sont tous les trois dans un bateau percé où ils nous ont entraînés sans nous demander notre avis, et ne peuvent plus s’en déjuger.