1% de la population de la planète possède deux fois plus que les 90% autres. Où est le problème ?
par Alain Alain
jeudi 23 janvier 2020
Les chiffres d’OXFAM pour 2019 viennent d’être communiqués : les ultra-riches encore plus riches.
• Les richesses des 1 % les plus riches de la planète correspondent à plus de deux fois la richesse de 90 % de la population (6,9 milliards de personnes).
• Si quelqu’un avait pu économiser l’équivalent de 8 000 euros par jour depuis la prise de la Bastille (14 juillet 1789), il n’arriverait aujourd’hui qu’à 1 % de la fortune de Bernard Arnault. (Cécile DUFLOT, OXFAM France sur France Inter, 22 janvier 2020.)
Mais, pour compenser, toujours plus de pauvres.
Ce n’est pas qu’ils soient immensément riches qui pose problème.
C’est qu’ils privent inutilement l’humanité des moyens nécessaires à l’élimination des inégalités, à la sauvegarde de la planète et de la biodiversité, à la survie de notre espèce.
Ils en accumulent tant qu’ils n’en restent pas assez pour mener les batailles mondiales, écologiques et sociales urgentes et indispensables.
Chaque année ces fortunes s'accroissent au détriment de tous les autres, en particulier en France, en partie grâce à la politique en faveur des riches menée par Emmanuel Macron. Simultanément la pauvreté augmente, plus 400 000 personnes en France en 2019 selon l’INSEE, à cause la politique menée par Emmanuel Macron pour qui tout ce qu’il fait est bien et commence à porter ses fruits. On voit !
Mais, surtout, cet accroissement prouve que cet argent ne sert à rien, il s’entasse vainement.
Il ne sert ni aux riches qui en ont trop pour pouvoir l'utiliser entièrement.
Ni à tous les autres dans le monde qui en ont tant besoin pour lutter contre les injustices, la faim, la misère, les maladies, la pollution, l’extinction des espèces animales, végétales, la fonte des glaciers, la désertification, les inondations, les submersions, l’élévation des températures, la multiplication des tempêtes cataclysmiques, des incendies gigantesques, etc.
Emmanuel Macron aurait pu dire : « qu’est-ce qu’ils font de ce pognon de dingue alors ? »
Redistribuer ces énormes moyens à hauteur de ce qui est inutilisé ne priverait en rien ceux qui les possèdent. Il faut arrêter le cercle vicieux et stérile de l'argent qui va à l'argent uniquement et ne profite à personne finalement.
Il n’y a pas d’injustice ou de spoliation dans cette contribution puisque ces fortunes, ces bénéfices sont alimentés par les plus-values réalisées sur ceux qui produisent réellement, matériellement dans les ateliers, les bureaux, sur les chantiers, dans les champs partout où l’on travaille vraiment, manuels, intellectuels.
Il ne s’agit que d’une répartition plus équitable entre capital, finance et travail, à hauteur des efforts consentis par chacun.
« Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pat les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme. »
Jules VALLÈS
En 1972 James Tobin, un économiste américain, propose de taxer les transactions financières, au taux de 0,05%. Nombre d’économistes calculent que cela pourrait éradiquer la faim dans le monde. Dommage, les décideurs ne l’ont pas voulu.
Aujourd’hui, Bill Gates et d’autres avec lui offrent d’être plus imposés pour financer les combats sociaux, humanitaires et écologiques à mener.
Si cela ne se fait pas c’est parce que les responsables politiques ne le veulent toujours pas.
La seule arme non violente pour y remédier est le bulletin de vote partout où il peut-être démocratiquement employé.
Alors, « à l’arme citoyens ! »
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »
Antoine de Saint-Exupéry