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par Ariane Walter
mardi 23 avril 2013

Tel est le résultat du vote qui, aujourd'hui 23 avril 2013, à l'Assemblée Nationale, reconnaît le droit au mariage pour les couples du même sexe. La France est le neuvième pays d'Europe à le voter et le quatorzième du monde. Nul doute que son autorité de grande nation ne permette plus encore de l’adopter, au nom de notre devise, qui nous emplit de fierté :« Liberté, Egalité , Fraternité ».

J'éprouve une joie profonde sachant que tant d'homosexuels, piégés dans le moralisme du XIXème siècle, pour s'en tenir à une proche période, étaient considérés, n’est-ce pas Oscar Wilde, comme des criminels.

Ils vont désormais, mais quelle bataille, pour de si simples acquits, être ce que nous sommes, des époux, des parents reconnus par la loi pour tels. Simplement.

Quelle belle force que la loi quand elle couronne un incontestable progrès humain comme l'ont été le vote des femmes, la liberté d'avorter, la suppression de la peine de mort.

Je pense aussi à ceux qui se sont battus de toute leur énergie pour que ce projet ne passe pas. Je ne veux pas, même quand leurs objectifs étaient plus politiques que sociétaux, même si leurs idées ne sont pas les miennes , les traiter par le mépris.

Nous sommes une démocratie et la libre manifestation des opinions contraires est la voix de tous. Jusqu’au vote. Quand la voix de la démocratie a parlé, elle doit être entendue.

Je veux aussi remercier le parti socialiste d'avoir mené ce combat en lui disant, cependant, que cette victoire n'occulte en aucune façon sa trahison, ce passage en force insupportable en ce qui concerne l'ANI. Je regrette que cette loi tant attendue paraisse comme une excuse, un faux semblant pour en cacher une autre, honteuse.

Le bonheur de ce mariage pour tous est une chose mais la tragédie de l'austérité et de la misère en est une autre.

Face à la dictature de la finance dont malheureusement ce gouvernement est un serviteur, après avoir salué un moment de progrès pour l'humanité,  celle qui a pour base de vie « Aimez-vous les uns les autres », repartons en guerre contre ceux qui ont pour devise « Trompez vos promesses, trahissez les, vendez aux plus riches la paix des plus pauvres, mentez, mentez pour laisser dans le souvenir de l'histoire une marque effroyable dont notre pays ne se relèvera pas. »

Vous qui nous gouvernez sous un faux nom, jouissez de cet instant quand ceux qui viennent seront votre honte.

Et à tous ceux qui ont participé à ce combat , vainqueurs ou défaits aujourd’hui, unissez-vous pour que notre Patrie retrouve son Histoire.

Le premier pas commun, c’est le 5 mai.


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