À la découverte des sables bitumineux

par doribou21
samedi 11 mai 2013

De nos jours, nous vivons dans une société de consommation. Il est maintenant presque inévitable de posséder de nombreux biens, par exemple : une voiture, un téléphone cellulaire, un réfrigérateur et sofa dernier cri. Cette consommation nous amène à devenir dépendants de certaines choses, comme nos voitures. En 2007, au Québec, il y avait 4.5 millions de véhicules sur les routes. Surtout dans les régions éloignées comme le Saguenay Lac St-Jean. Maintenant, les gens dépendent davantage de leur automobile étant donné que nous possédons très peu de transport en commun. Par contre, l’utilisation de l’automobile n’a pas que des avantages. Elles consomment du pétrole, une huile minérale composée d’hydrocarbures et de composés organiques, que l’on retrouve dans le sol. Alors, notre consommation intense et indispensable de cette huile amène l’humain à extraire un très grand nombre de barils de pétrole du sol. Au Canada, nous avons un exemple foudroyant de cette production massive. Cette extraction du sol canadien est connue sous le nom de sable bitumineux et est située dans la province de l’Alberta. Le gouvernement canadien met en œuvre l’extraction de cette substance et met sur pied des projets d’exportations. Mais, ces activités causent d’énormes conséquences environnementales et nuisent grandement à la santé des citoyens. Il sera possible de voir la théorie des philosophes Henri David Thoreau et Hans Jonas face à cette situation. Mais l’exploitation de cette ressource rapporte beaucoup d’argent au Canada et créé de nombreux emplois. Mais les conséquences sont trop grandes pour les ignorer et continuer ce travail dévastateur.

 

En premier lieu, voilà comment le gouvernement canadien extrait l’or noir du sol albertain. Premièrement, il est extrait avec des mines à ciel ouvert ou avec des gisements souterrains. Ils peuvent aussi être exploités à l’aide de camions géants et de pelles mécaniques. Deuxièmement, ils creusent et chauffent le bitume avec de la vapeur et des solvants administrés en profondeur. Puis, le sable qui est extrait de cette opération est mélangé avec de l’eau chaude. Ceci le rend moins dense, donc plus malléable. Et troisièmement, ils font décanter le sable pour en retirer le pétrole. Cette manipulation demande une grande quantité d’énergie et pollue beaucoup.[3] Les sables bitumineux sont extraits du sol canadien depuis longtemps. Mais, ils étaient beaucoup moins payants dans les années 1990, car le processus était plus dispendieux que ce que le baril de pétrole valait sur le marché. Ils étaient seulement à 30 à 35 dollars le baril. Mais depuis que ce combustible est devenu une ressource mondiale et que la demande ne cesse de grandir, le baril est maintenant rendu à plus de 50 dollars. En 1996, le gouvernement de Ralph Klein a fait l’adoption d’une politique fiscale incitative. Cette politique souligne que « tout promoteur n’est tenu de payer que 1% de redevances sur ses revenus bruts, tant et aussi longtemps que ses coûts d’investissement n’aient été épongés. Après quoi, ce taux est majoré à 25%. »[4] Cette politique est tellement avantageuse qu’en 2004 ils soutiraient 1,1 million de barils de pétrole par jour. Et en 2006, 45% de la production canadienne de pétrole brut était représentée par les sables bitumineux. Ce n’est pas terminé puisque d’ici 2015, les experts évaluent que la production atteindra 3 millions de barils par jour et 5 millions en 2030. À cette vitesse, ils auront produit 176 milliards de barils, ce qui fait en sorte qu’il n’y aura plus de pétrole d’ici 50 à 80 ans. Cette exploitation sera l’une des plus importantes productions d’hydrocarbures après l’Arabie Saoudite. Elle représente 15% des ressources de pétrole dans le monde entier. Elle est tellement importante que plusieurs promoteurs pétroliers du monde s’intéressent à cette opération.

Il est évidant que l’histoire de l’extraction n’est pas le seul projet du Canada. Pour que cette matière rapporte davantage d’argent, le gouvernement exporte le pétrole. Il met donc en fonction des projets de pipelines. Ceux-ci sont de gros tuyaux qui transportent 97% des gaz naturels et des pétroles bruts terrestres dans les régions canadiennes et Américaines.[5] Par exemple, le gouvernement souhaite présentement mettre sur pied un pipeline qui aurait le nom de la compagnie Endrige, le Northern Gateway traverserait les Rocheuses (Nord de la Colombie-Britannique) jusqu’au port de Kitimat. Par la suite, le pétrole serait chargé dans « supertankers » vers les pays d’Asie. Cette opération mettrait en fonction 200 « supertankers » par années et chaque bateau peut charger jusqu’à 300 000 tonnes de pétrole brut. Et pour couronner le tout, ce transfert se fait sur les eaux les plus dangereuses au monde.[6] D’autre part les États-Unis auraient une capacité de raffinage de 16 millions de pétroles par jour. Alors ceci représente un très bon marché d’exportation à développer. Alors le Canada développera peut-être un rapport de dépendance énergétique encore plus important avec les États-Unis. Est-ce positif ? Ensuite, le gouvernement du Canada et Albertain ont mis en œuvre un portail conjoint qui porte sur la surveillance environnementale des sables bitumineux. Cette entente contient aussi les renseignements sur les conséquences de l’exploitation des sables. Ils souhaitent d’ici 2015 améliorer la surveillance environnementale. Mais pour l’instant, ils ne se préoccupent pas de ce portail, puisque les résultats des recherches sur les sables pétrolifères indiquent un niveau faible de contamination de l’air et de l’eau.[7] Difficile à croire.

 

En deuxième lieu, les conséquences environnementales de l’exploitation des sables bitumineux sont très grandes. Celles-ci créent une pollution de l’air. L’extraction est des sables est cinq fois plus énergivores que celle du pétrole classique et produit trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre. De plus, la construction des infrastructures pour l’industrie est aussi très polluante. Alors, lorsque le Canada a vu que sa production de GES avait doublé de 2000 à 2012, ils ont donc décidé de reporter leurs objectifs de réduction de GES en 2050. Étant pris avec une ressource fossile trop polluante, le gouvernement a donc décidé de mettre fin au protocole de Kyoto. Ensuite, cette exploitation contamine grandement l’eau. Il faut présentement trois barils d’eau pour produire un baril de pétrole. L’industrie bitumineuse prend environ 140 millions de m3 d’eau chaque année. Cette eau provient en majeur parti de la rivière Athabasca. Qui est située à l’embouchure de Lac Athabasca en Alberta. Ensuite, l’eau qui est utilisée pour extraire le bitume des sables est grandement contaminée de méthane, d’arsenic et de mercure. Alors ne pouvant pas être retournée dans les rivières, cette eau toxique est emmagasinée dans de gros bassins de décantation. Mais ceux-ci représentent un grand risque de contamination de la nappe phréatique, car il y a de l’infiltration d’eau de surface dans les sites d’enfouissements.[8] Ce n’est pas terminé, avec les nouveaux projets du gouvernement qui souhaite augmenter la production, ils auront besoin de 50% plus d’eau. Selon une étude, ceci serait physiquement impossible à moins de mettre en danger l’approvisionnement des Territoires du Nord-Ouest et de la Saskatchewan en eau potable. La déforestation est un autre enjeu environnemental. Présentement, l’émission attribuée aux sables bitumineux est évaluée à 36 mégatonnes par année. Mais l’industrie ainsi que le gouvernement ne compte pas les 8,7 mégatonnes de dioxyde de carbone émit annuellement par la coupe à blanc et la déforestation.[9] Il y a présentement 3000 Km2 de forets détruits sur le territoire Albertain. Et la tourbière qui compose 35% de la forêt boréale est maintenant le plus grand réservoir naturel de CO2 dans le monde. Et ils ne tiennent toujours pas compte de cet affectif lors du calcul des gaz à effet de serre dégagés par l’extraction du pétrole.[10] Et finalement, la biodiversité est grandement touchée puisqu’il y a une diminution de 10% des terres humides, il y a plusieurs espèces animales en péril comme : le lynx, la martre, des oiseaux et le caribou des bois.[11]

 

En troisième lieu, toute cette pollution nuit grandement à la population du Canada au grand complet, mais il atteint surtout les habitants de l’Alberta. La population se voit être presque impuissante à tout ce qu’il lui arrive. Le taux de cancer est de plus en plus élevé et les maladies auto-immunes augmentent. Des traités et des droits autochtones ont été mis sur pied et ont été inscrits dans la Constitution canadienne à la section 35. Mais ceci ne semble pas déranger les pétrolières de violer ses doits et traiter envers la population. Une étude a été réalisée et démontre que les produits toxiques qui émanent de l’extraction de sables bitumineux sont présentement en train de contaminer le fleuve Athabasca. Ceci est un danger pour les nombreux villages qui sont établis en aval de cette rivière et qui y pêchent le poisson. C’est en majeure partie en raison de cette pollution que le taux de cancer augmente.[12] Un membre de la « Keepers of the Athabasca Alliance »(association qui milite pour la protection de leur environnement) a porté plainte au gouvernement Canadien le 4 janvier 2008, suite à une étude faite par Kevin Timoney qui prouve selon des recherches effectuées que la santé population de Fort Chipewyan est en danger en raison de la contamination de la rivière Athabasca.[13] Et le 20 mars 2013 Mélina Labouca-Massino, responsable de campagne Climat et Énergie chez Greenpeace a été invitée à faire un témoignage devant la Congrès Américain sur les conséquences de l’exploitation des sables bitumineux. Dans l’extrait présenté, elle souligne que la population de Fort McKay ne peut plus boire l’eau de leur robinet, car elle est contaminée par l’exploitation pétrolière. Elle dit aussi parler au nom de toute la communauté touchée par les impacts. Les jours suivants, sa présentation le Président Obama promouvait l’installation du pipeline Keystone XL, dans le sud des États-Unis.[14]

L’extraction des sables bitumineux est présentement une production qui rapporte beaucoup d’argent au gouvernement canadien et crée plusieurs emplois. On estime que d’ici 2035, l’industrie pétrolière rapportera 45,3 milliards de dollars au gouvernement fédéral. Les revenus fiscaux seront de 34,1 milliard en 25 ans. Sur ce montant 26,3 milliards iront à l’Alberta. L’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec auront 1,3 milliards et la Saskatchewan aura 680 millions. Le reste de l’argent ira aux autres provinces selon l’ordre de participation. L’investissement de 364 milliards de dollars de gouvernement Canadien en 25 ans permettra de faire travailler 3,2 millions de personnes. Presque chaque province Canadienne réussit à avoir sa place dans ce projet. Et le nombre d’emplois généré par l’exploitation va rapporter 172 milliard de revenu dans le pays en entier.[15] Ensuite le pétrole à un grand potentiel sur le marché. En plus de subvenir aux besoins en pétrole au Canada, ceci ira jusqu’aux États-Unis (Californie) et en Asie, surtout vers le Chine et l’Inde. Et pour ce qui est du manque d’approvisionnement en eau potable pour les régions de Saskatchewan et des territoires de Nord-Ouest, on envisage de détourner les rivières secondaires et mettre l’eau dans des réservoirs.

Par contre, oui tous ses revenus et ses solutions sont à prendre en considération. Mais je considère que les impacts environnementaux et les conséquences sur la population sont beaucoup trop importants pour les ignorer. La pollution émise est grandement dangereuse non seulement pour les Canadiens, mais bien pour la planète tout entière. Un jour le monde entier ressentira les effets néfastes de cette exploitation immorale. Cette activité ne fait que rapprocher la Terre du point de non-retour. Alors que le projet est de tripler l’exploitation, les scientifiques soulignent que nous devrions cesser maintenant si nous voulons éviter les niveaux catastrophiques du réchauffement climatique. Oui, il y en a d’autres qui polluent, mais il faut commencer quelque part et nous ne sommes pas obligés de faire comme tout le monde. Les Canadiens seraient davantage fiers de dire qu’ils sont un des pays qui a atteint ses objectifs de la phase un du protocole de Kyoto. Pourtant nous sommes le premier pays à se retirer de l’entente environnementale. Plusieurs interventions, pétitions et plaintes ont été faites au gouvernement, mais ils ont tous ou presque été ignoré. Greenpeace s’est même vu être traité de groupe « extrémiste » qui pouvait mettre en danger et pouvait porter atteinte à la population Canadienne, par M. Harper en personne.[16] Présentement, le gouvernement se préoccupe plus des milliards de profit qu’il peut faire avec le lobby pétrolier nord-américain. Il en oublie dans quel état nous allons laisser la planète aux générations futures. Les générations présentent sont déjà gravement touchées.

 

En conclusion, l’extraction des sables bitumineux est un phénomène néfaste qui produit et produira encore des ravages. Comme vous avez pu le remarquer les conséquences sont nombreuses autant sur le plan environnemental, que sur le plan humain. Ceci est devenu trop important pour que nous fermions les yeux et nous les laissons continuer leur travail dévastateur. Il ne faut pas juste penser au présent, mais bien à l’avenir. Dans quel état vivront les prochaines générations. Il faut combattre ensemble. Comme le souligne Mark Jaccard, un des plus grands experts de la politique en matière de climat au Canada : « Nos dirigeants politiques nous mentent s‘ils souhaitent aider et encourager l'expansion de l'exploitation des sables bitumineux tout en promettant de prendre des mesures pour éviter une catastrophe climatique maintenant imminente. Si vous aimez cette planète et vos enfants, et que vous faites preuve d'objectivité dans l'examen des conclusions de la science, vous n'avez aucun autre choix que celui de batailler ferme pour arrêter le Northern Gateway et les autres projets de pipelines. »[17] Ceci est pour un meilleur monde aujourd’hui et demain.



[1] http://agora.qc.ca/Dossiers/Henry_David_Thoreau (consulté en ligne le 3 mai)

[2] http://julien.lecomte.over-blog.com/article-hans-jonas-le-principe-responsabilite-96287850.html (consulté en ligne le 3 mai)

 

[3] http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2211_sabes_bitumineux_pollution_Canada.php (consulté le 26 avril 2013)

[4] http://www.ababord.org/spip.php?article225 (consulté le 4 mai 2013)

[5] http://www.cepa.com/fr/ (consulté le 5 mai 2013)

[6] http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/sables-bitumineux-greenpeace-invit-au-congrs-/blog/39715/ (consulté le 5 mai 2013)

[7] Harper inaugure un portail conjoint Canada-Alberta/ Journal du Québec (22 avril 2013)

[8] http://www.ababord.org/spip.php?article225 (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[9] http://www.greenpeace.org/canada/fr/Multimedia/Photos/climate—Energy/Sables-bitumineux/Deforestation-et-coupes-a-blanc-en-Alberta/ (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[10] http://www.consoglobe.com/canadiens-creent-desert-sables-bitumineux-2646-cg (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[11] http://www.ababord.org/spip.php?article225 (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[12] http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/la-science-en-action/2011/02/est-il-ethique-de-faire-lautruche-avec-les-sables-bitumineux/ (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[13] http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/francais/pet_238_f_30190.html (consulté en ligne le 8 mai 2013) en lien : http://www.keepersofthewater.ca/athabasca

[14] http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/sables-bitumineux-greenpeace-invit-au-congrs-/blog/39715/ (consulte le 8 mai 2013)

[15] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/10/24/011-etude-conference-board-sables-bitumineux.shtml (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[16] http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/sables-bitumineux-greenpeace-invit-au-congrs-/blog/39715/ (consulté en ligne le 8 mai 2013)

[17] http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/sables-bitumineux-greenpeace-invit-au-congrs-/blog/39715/ (consulté en ligne le 8 mai 2013)

 


Lire l'article complet, et les commentaires





https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/