adios

par alinea
mercredi 23 juillet 2014

Bel orateur

 

C'était fatal, c'était logique, c'est évident !

Quand je pense à tous les connards ici qui le taxaient de faux-cul, de voiture balai, de menteur, de francmac... quand je pense que je n'arrêtais pas de dire qu'il était sincère mais que la sincérité de nos jours n'est pas reconnue, ni même imaginable pour tous ceux qui s'abaissent à accepter les choses telles qu'elles vont !

C'est comme si tout concourrait à arrêter le monde, à le laisser couler dans le désastre de la barbarie ; tous les mous qui ont du retard à l'allumage et qui n'ont pas encore compris que ça urge, que nos petites valeurs, nos petits jugements sont obsolètes ; tous ceux qui n'opposaient que des arguments à cent balles, préférant marine la stupide, craignant l'intelligence comme on craint le diable ! Et puis le haut du panier qui dédaignait toutes les entourloupes, tous les barrages, tous les heurts toutes les difficultés qu'il rencontrait, le trouvait pas assez grand homme et qui lançaient, à l'adresse de Mélenchon, leurs vindictes en ne le trouvant pas assez à gauche ! Tous ces humains qui ont perdu leur humanité, qui ignorent qu'un homme qui fait de la politique est un homme avant tout ; mais pas tous, c'est vrai !

Bref, réjouissez-vous braves gens, vous resterez entre vous, Méluche se casse, se tire, se retire ; il a bien raison, il a tant de choses à faire ! Donner, donner, donner, et recevoir ce qu'il a reçu !

Oui, il y avait les groupies, aussi fiables que des pimbêches enamourées ; et puis, quand même, oui, un grand cercle de militants, d'amis, de soutiens !

Quand je pense qu'on l'accusait de ne pas aller au parlement...

Trop !!

Je sais, que c'était le dernier à n'avoir aucune ambition égotiste, qu'il était au service d'un but plus grand que soi, et c'était trop tard, le petit peuple avait accepté que les politiques n'étaient que des vendus au capital.

Le petit peuple se démerdera, avec ses problèmes, ses complexes, et sa demande d'un maître qui lui dicte ce qu'il a à faire ! Faire appel à son intelligence, sa dignité, son courage, sa responsabilité, ce n'est plus d'époque ; aujourd'hui, comme souvent, le petit peuple veut un dictateur !

Il l'aura ; c'est sûr ; il peut dormir tranquille et si c'est la marine, pas sûr qu'il en soit content ! C'est le problème de ceux-là : pas le mien !

Je dis « Adieu », non, plutôt « au revoir » ; je dis que c'est le dernier pan d'espoir qui se brise ; je dis que je sens la catastrophe, et je sais que je n'y peux rien.

J'ai mal pour lui.

Je n'ai jamais fait un article aussi court, mais j'ai déjà tant dit sur ce courant politique, avec sincérité, lucidité que je ne saurais quoi rajouter. Que dire, que dire...

C'est bien, c'est le début de l'été ; l'automne nous montrera si c'était lui le ciment, car il y a autour, des tas de gens bien, des courageux, des généreux qui font beaucoup... à condition de ne pas se laisser décourager par le triste virage du monde... à condition que ce ne soit pas trop tard

 


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