Anne Sinclair immolée sur l’autel du « dîner de cons »
par Grégoire Duhamel
mercredi 2 mai 2012
Julien Dray collectionne les montres... et les bourdes !
La soirée d'anniversaire de Julien Dray, samedi soir, dans un bar-restaurant appelé le "J'ose", installé dans un ancien sex-shop, n'en finit plus de faire des vagues. Les participants rasent désormais les murs, car en privé François Hollande ne décolère pas : Manuel Valls, Pierre Moscovici, Jean-Marie Le Guen, Jean-Christophe Cambadélis, Nathalie Bidermann, chacun d’eux espère se faire oublier, d’autant que dès lundi les postes seront probablement à répartir et à pourvoir...
La soirée s’est terminée à trois heures du matin, après un appel des habitants de l'immeuble, excédés par le bruit, aux policiers. Mais plus que le tapage nocturne, c'est la venue du mis en examen le plus célèbre de France qui a fâché les âmes prudes du PS.
En public, François Hollande a affirmé que DSK n'aurait pas à revenir sur la scène politique. En privé il ne contient pas sa fureur devant tant d'imprudence à quelques jours du second tour. Le candidat est du reste cohérent avec lui-même puisqu'il prône une "République irréprochable".
L'événement a en tout cas déjà trouvé son nom dans les couloirs du PS : le "Dîner de cons" - et il est probable que l’imprudent Julien Dray va le payer cher, ce dîner !
Et voilà qu'un dégât périphérique survient ce matin : Anne Sinclair ne participera pas à la soirée électorale de BFMTV pour le second tour de la présidentielle ! Après les derniers rebondissements de l’affaire DSK, notamment aux USA, Guillaume Dubois, directeur général de BFMTV a précisé : « La sérénité n'était plus là, avec l’affaire qui est repartie ce week-end. Il était mieux pour tout le monde qu’elle ne soit pas présente dimanche soir, dans l’intérêt des deux parties ».
Anne Sinclair, épouse de Dominique Strauss-Kahn et “directrice éditoriale” du Huffington Post dans sa version française, avait participé en tant que consultante à la première soirée spéciale de BFMTV consacrée à l'élection présidentielle.
Paul Ackerman a également précisé que les nouveaux développements de l’affaire DSK « ne remettaient pas en cause » la présence d’Anne Sinclair à la tête du Huffington Post.
On verra bien...