Assez avec la burqa
par Eduardo Sintès
mardi 27 avril 2010
Assez avec la burqa. La polémique, sans cesse ravivée, est insupportable. Quoi, qui pourrait-on encore apeurer avec cet épouvantail stupide, ce nouveau prétexte à la discrimination, cet encouragement à l’amalgame ? Assez du populisme de caniveau, assez de la course aux voix de l’extrême droite.
Qui pourrait croire que le problème de la France, aujourd’hui, est de savoir si, oui ou non, 1000 femmes en France peuvent décider de la manière dont elles vont se vêtir ? Que nous sommes envahis tous azimuts par une horde d’islamistes sans scrupules prêts à pervertir la jeunesse, faire sauter nos quartiers, et arborer des barbes indécentes dans les lieux publics ? Que la France, cette bonne vieille France gauloise, auvergnate, face à l’invasion mauresque, est prête à délaisser les plus chères de ses valeurs ? Dans la plus odieuse surenchère sécuritaire, après une sévère défaite électorale, revoilà nos gouvernants à la tâche pour raviver les tensions communautaires, continuer à instiller la peur, la méfiance, le dégoût, désigner des boucs émissaires à la vindicte populaire, et tenter une fois de plus d’affermir leur règne par la division. Les plus infâmes relents de l’histoire empestent l’espace politique.
Et pourtant, il y en a des défis à relever, en France, et en Europe, aujourd’hui. Le dossier des retraites pour commencer. Les débats sont lancés, le gouvernement veut passer en force, le MEDEF est à l’affût. Quoi, revenir sur le bouclier fiscal ? Quoi, les écarts de salaire entre les patrons du CAC 40 et le salaire minimum atteignent plus de 500 ordres de grandeur ? Qu’importe, les cotisations ne seront pas augmentées, le saint bouclier de Nicolas préservé, l’âge de la retraite repoussé, les pensions diminuées. Alors quoi, polémique ? Parlons burqa s’il vous plaît.
La construction européenne s’effiloche, la Grèce appelle au secours, la Belgique s’effondre. On voudrait bien les aider les Grecs, mais, c’est embêtant, ils ont menti. Ils ont masqué leur déficit. C’est vrai que la France à des leçons à donner en la matière : nous sommes systématiquement en dehors des clous en ce qui concerne le pacte de stabilité. Et avec un minimum de vision historique et politique, il est clair que la construction européenne est LE chantier à poursuivre au XXIe siècle, si l’on rêve encore d’un monde multipolaire où certains états ou communauté d’états pourront faire pendant à l’hégémonie de la Chine. Que l’on se penche un peu sur les atrocités du XXe siècle et que l’on contemple les bienfaits et la stabilité que l’Europe a pu nous apporter. Mais vous avez raison, parlons Burqa.
Aujourd’hui, Libération et Mediapart on révélé des informations restées encore inconnues du grand public sur l’affaire des rétrocommissions qui auraient servi à financer la campagne de Balladur en 1995 à la suite de la signature de contrats de vente de sous-marins au Pakistan. 10 250 000 Francs en espèce, mazette ! Déposés juste après les résultats du premier tour de la présidentielle au bénéfice de l’équipe Balladur, qui vient pourtant de perdre les élections. Chirac, à son arrivée au pouvoir, aurait stoppé l’envoi de toutes sommes d’argent aux intermédiaires Pakistanais, qui, en représailles, aurait fait sauter un bus rempli d’ingénieurs français, travaillant justement à la supervision de la construction des sous-marins. C’est étonnant ces sommes d’argent qui circulent en liquide. Mais la loi sur le financement des partis n’avait pas été votée à l’époque, alors évidemment c’était n’importe quoi. Une affaire louche. Et qui était responsable du financement de la campagne de Balladur à l’époque ? Ah oui, Nicolas S. Mais ces juges d’instruction, aussi, toujours à fouiller dans les affaires qui ne les regardent pas. D’ailleurs, ils sont en charge de moins de 1% des affaires alors, si vous voulez mon avis, autant les supprimer. Et parlons Burqa.
Des exemples comme ceux-ci, il s’en trouve par dizaines. Tout ce que cette équipe s’entend à réaliser, c’est nous détourner des vraies questions, reculer devant les vrais enjeux, piétiner sur les dossiers sans la moindre vision à long terme. Faire profiter les amis du Fouquet’s, s’accrocher au pouvoir, manipuler l’opinion dans un consternant mépris des citoyens. Assez. Nous ne méritons pas leur médiocrité.
Et pourtant, il y en a des défis à relever, en France, et en Europe, aujourd’hui. Le dossier des retraites pour commencer. Les débats sont lancés, le gouvernement veut passer en force, le MEDEF est à l’affût. Quoi, revenir sur le bouclier fiscal ? Quoi, les écarts de salaire entre les patrons du CAC 40 et le salaire minimum atteignent plus de 500 ordres de grandeur ? Qu’importe, les cotisations ne seront pas augmentées, le saint bouclier de Nicolas préservé, l’âge de la retraite repoussé, les pensions diminuées. Alors quoi, polémique ? Parlons burqa s’il vous plaît.
La construction européenne s’effiloche, la Grèce appelle au secours, la Belgique s’effondre. On voudrait bien les aider les Grecs, mais, c’est embêtant, ils ont menti. Ils ont masqué leur déficit. C’est vrai que la France à des leçons à donner en la matière : nous sommes systématiquement en dehors des clous en ce qui concerne le pacte de stabilité. Et avec un minimum de vision historique et politique, il est clair que la construction européenne est LE chantier à poursuivre au XXIe siècle, si l’on rêve encore d’un monde multipolaire où certains états ou communauté d’états pourront faire pendant à l’hégémonie de la Chine. Que l’on se penche un peu sur les atrocités du XXe siècle et que l’on contemple les bienfaits et la stabilité que l’Europe a pu nous apporter. Mais vous avez raison, parlons Burqa.
Aujourd’hui, Libération et Mediapart on révélé des informations restées encore inconnues du grand public sur l’affaire des rétrocommissions qui auraient servi à financer la campagne de Balladur en 1995 à la suite de la signature de contrats de vente de sous-marins au Pakistan. 10 250 000 Francs en espèce, mazette ! Déposés juste après les résultats du premier tour de la présidentielle au bénéfice de l’équipe Balladur, qui vient pourtant de perdre les élections. Chirac, à son arrivée au pouvoir, aurait stoppé l’envoi de toutes sommes d’argent aux intermédiaires Pakistanais, qui, en représailles, aurait fait sauter un bus rempli d’ingénieurs français, travaillant justement à la supervision de la construction des sous-marins. C’est étonnant ces sommes d’argent qui circulent en liquide. Mais la loi sur le financement des partis n’avait pas été votée à l’époque, alors évidemment c’était n’importe quoi. Une affaire louche. Et qui était responsable du financement de la campagne de Balladur à l’époque ? Ah oui, Nicolas S. Mais ces juges d’instruction, aussi, toujours à fouiller dans les affaires qui ne les regardent pas. D’ailleurs, ils sont en charge de moins de 1% des affaires alors, si vous voulez mon avis, autant les supprimer. Et parlons Burqa.
Des exemples comme ceux-ci, il s’en trouve par dizaines. Tout ce que cette équipe s’entend à réaliser, c’est nous détourner des vraies questions, reculer devant les vrais enjeux, piétiner sur les dossiers sans la moindre vision à long terme. Faire profiter les amis du Fouquet’s, s’accrocher au pouvoir, manipuler l’opinion dans un consternant mépris des citoyens. Assez. Nous ne méritons pas leur médiocrité.