Au final qu’avons-nous de plus que les Tunisiens et les Égyptiens ?
par Christian
vendredi 4 février 2011
Au delà de la monstrueuse hypocrisie dont fait preuve la France aujourd’hui envers les gouvernements Tunisien et Egyptien qu’elle à toujours soutenus, sous présidence de droite comme de gauche, il ressort de tous les blas blas officiels, une réalité profonde. Notre gouvernement qui promet de soutenir les aspirations à la liberté, à l’emploi, à l’abolition de la précarité, aux partages des richesses produites, semble oublier que nous Français, pour notre grande majorité, avons exactement les mêmes revendications. Dès lors le peuple Français tient la réflexion suivante. « Ils feraient mieux de s’occuper de nous ».
Pour simpliste qu’est cette réflexion, elle n’en est pas moins révélatrice d’un danger politique qui pourrait bien se traduire dans les urnes en 2012. Ce discours de soutien et d’écoute prêtés aux peuples méditerranéens en révolte, ne manque pas de choquer ceux qui chez nous subissent de plein fouets les mêmes maux. Mal logement, privation d’emploi, cruel manque d’argent pour assurer le simple minimum vital, quand dans le même temps les riches continuent d’être plus riches et que l’injustice sociale grandit.
Alors me direz-vous oui mais nous, nous avons la liberté. Quelle liberté ? Celle de pouvoir dire mais qui nous interdit d'agir, sauf à s'exposer à de lourdes sanctions ? Souvenez des menaces de prisons formulées à l'encontre des grévistes des raffineries lors du conflit des retraites. Est-ce pour cette liberté que nos anciens ont versé leur sang ?
Que nous faut-il attendre de ces postures gouvernementales. Soit une révolte, comme il en va ailleurs au Maghreb, soit une sanction électorale envers les partis républicains, qu’ils soient de gauche ou de droite, au profit des extrêmes, attendu que je fais la différence entre la gauche radicale de Mélenchon et l’extrême droite xénophobe et incendiaire de Marine Le Pen. L’écart qui se creuse entre certains de nos dirigeants politiques et la réalité quotidienne de leur peuple, la collusion du pouvoir avec les puissances de l’argent, la corruption sous-jacente aux couloirs du palais, sont autant de détonateurs qu’un simple élan de solidarité populaire suffirait à enclencher.
Que faut-il donc espérer pour notre Pays et au-delà d’ailleurs pour l’Europe, otage des marchés financiers et jouet économique des deux grands blocs que sont la Chine et Les USA. Une révolte populaire, avec l’exigence d’un changement immédiat et profond de modèle économique et social, ou un raz de marée électoral vers les absolutistes. En tout état de cause, il me semble bien illusoire de croire que les choses vont rester longtemps encore sans mouvement significatif.
A tout prendre je préfère l’insurrection populaire qui fédère tous les mécontents jusqu’à obtenir en premier lieu un référendum sur la question de savoir si nous voulons que SARKOZY et sa politique inique restent au pouvoir. Un remake de la question posée par De Gaulle au lendemain de Mai 68. Puis de nouvelles élections sur la base d’un programme qui inclut le référendum comme gage de sa probité. Certes cela promet une période d’instabilité économique, mais n’est-ce pas le prix à payer pour cesser de subir la misère que les repus nous imposent,
Christian