Baisse des retraites complémentaires du privé, les salariés peuvent s’en prendre à la #CFDT !
par taktak
mercredi 13 avril 2016
-18% pour les retraites du privées !
Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de rendre les résultats de ses simulations, les retraites complémentaires seront en baisse de 18% pour les salariés non–cadres du secteur privé nés en 1990, en raison des mesures découlant de la ratification d’un nouvel accord MEDEF / CFDT CFTC CGC concernant les caisses de retraites complémentaires AGIRC / ARRCO le 30 octobre dernier. La CGT et FO avaient alerté sur les conséquences dramatiques pour les retraites
Des pensions atrophiées pour les générations les plus jeunes. Si jusqu’à présent la première pension de retraite d’un salarié n’était jamais inférieure à deux tiers de son dernier salaire, ce seuil pourrait être passé d’ici 15 à 20 ans. Un cadre né en 1959, voulant partir à la retraite dès qu’il a cotisé suffisamment longtemps au régime de base, perdra environ 14,5% de sa pension complémentaire.
Merci qui ? merci la CFDT ce syndicat qui n’est que la branche salariée du MEDEF.
Lors de la signature de « l’accord » le très patronal journal Les Echos saluaient la collaboration de la CFDT et autres syndicalistes couchés dit réformistes, encensant les réformateurs et tirant à boulets rouges sur les syndicalistes de classe :
Comme à son habitude, au niveau national, la CGT se donne à bon compte des airs de « syndicat de classe » en ne signant pas, et FO persiste à ériger son immobilisme en acte de résistance. Sur le fond, le texte est innovant, avec son système de décote provisoire sur les pensions versées aux nouveaux retraités de l’Agirc et de l’Arrco, décote qui sera liée à l’âge et à la durée de cotisation.
Une preuve de l’intelligence collective des partenaires sociaux que l’on n’avait plus revue depuis l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi de janvier 2013.
les chiffres confirment donc ce qu’expliquait la CGT dénonçant un accord pénalisant les salariés en leur faisant payer plus de cotisations pour avoir moins de retraites par le biais d’une série de mesures d’une sévérité sans précédent. Qui plus est, l’effet de l’accord est également par un système de malus de reporter l’age effectif du départ à la retraite au delà de 63 ans dans un premier temps, puis sans doute au-delà.
Pour autant, force est de constater que les directions des centrales syndicales CGT ou FO, au-delà des communiqués, ne se sont guère fait entendre pour mobiliser les salariés et construire un rapport de force permettant de défendre les retraites du privés. Ni pour combattre l’Union Européenne qui via la Commission Européenne a ordonné au gouvernement français, en application des ordres du patronat, de réduire les salaires, de réduire les retraites et de casser le code du travail. Il est vrai qu’une bonne part des directions syndicales ont fait le choix de l’alliance avec la CFDT au nom d’un syndicalisme dit « rassemblée » et de l’adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats, qui conduit les travail de défaites en reculs, dilapidant des décennies de conquêtes sociales obtenus aux prix de très dures luttes.
Retraites, Loi Travail : on ne négocie pas les régressions, on les combat !
JBC pour www.initiative-communiste.fr