Bernard Arnault « au-dessus de la mêlée »
par noodles
lundi 10 septembre 2012
« au-dessus de la mêlée » C'est par ces mots que Romain Rolland explique en 1914 son départ pour la Suisse, échappant ainsi à la conscription et au conflit. J'ai rapproché cela de Bernard Arnault tenté de"fuir" en Belgique et de vous livrer mes réflexions.
12 juillet 1995 Déclaration de M. Alain Juppé, Premier ministre, sur l'urgence pour l'emploi et notamment la notion d'"entreprise citoyenne",
Je ne placerai pas ma réflexion sur le plan du vil intérêt (quoique qu'il soit difficile de détacher le nom de ce magnat du luxe du profit à tout prix). Non. Je repense à l'Histoire de 1995 à nos jours. Cette année-là, Alain Juppé lance l'entreprise « citoyenne ». Echec cuisant. Pendant ce temps Bernard Arnault enchaînait les achats d'entreprises pour devenir aujourd'hui l'homme le plus riche de France. Cela n'empêche pas d'être un bon citoyen a priori. Déjà, il faut lui donner acte de ses activités de mécénat, pas toujours dirigées vers la France, mais reconnaissons que l'art est universel et n'a pas de frontières.
Maquette de Frank Gehry pour la Fondation Louis Vuitton pour la Création, en bordurre du Bois de Boulogne © Gehry Partners / Louis Vuitton
Bernard Arnault a demandé de conserver la nationalité, française , si son projet de naturalisation Belge aboutit. Le beurre et l'argent du beurre. Je veux rappeler ici son soutien à Nicolas Sarkozy qui l'englobe dans cet éloge du "vrai travail" :-D : " ils incarnent le mérite, l’effort et la réussite patrimoniale.« Ils », ce sont ses proches amis du monde des affaires, son réseau d’investisseurs, de PDG et de grandes fortunes : Les Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Jean-Luc Lagardère et consorts. Cette « France du travail » qui « n’a pas à s’excuser pour son patrimoine »."
Le Fouquet's
Voilà tout de même un supporter fervent de l'ancien président qui ne se sent pas content de cette IDENTITE NATIONALE ayant fait l'objet de tant d'attentions sous le quinquennat précédent. j'ai de la peine pour ceux qui, mis à l'écart, voudraient bien la vivre cette IDENTITE NATIONALE.
Bien sûr ce projet de fuite nous ramène avec force à l'idée d' entrepreneur « citoyen » chère à un naïf (?) de la même famille politique, Alain Juppé en 1995.
Je ne peux me faire, chers lecteurs, votre interprète, mais cette défection, au moment où la France a besoin de tous, me déçoit profondément. Je n'en dirai pudiquement pas plus.
Je vais terminer par une boutade : j'aurais préféré apprendre qu'il avait mis tout son fric aux îles Caïman, plutôt que savoir qu'il nous lâche de manière aussi criante.
Enfin, au moins on sait à quoi s'en tenir avec ces "français" « qui [selon Sarkozy] incarnent le mérite, l’effort et la réussite patrimoniale »
noodles