Bibracte, dernier round. Mme Filippetti, répondez !
par Emile Mourey
mercredi 22 janvier 2014
À MM. les rédacteurs en chef des journaux Le Monde, Le Figaro, Libération, Le Point, L’express, Sciences et Avenir, Causeur.
L’erreur de localisation de nos anciennes capitales gauloises, Bibracte et Gergovie, est le plus grand scandale archéologique de tous les temps. Le mont Beuvray n’est, en effet, que le site secondaire de Gorgobina qu’évoque César dans ses Commentaires. A ce scandale s’ajoute celui de la puissance publique qui cherche toujours à étouffer l’affaire.
Ancien officier supérieur de carrière, saint-cyrien, latiniste, cinq ans de campagne en Afrique du Nord, légion d’honneur et mérite national, professeur occasionnel, entre autres, auprès des officiers de réserve candidats au concours d’état-major, j’ai quitté l’armée après vingt-cinq ans de services pour me consacrer à la restauration de ma propriété, château de Taisey, monument historique et tour antique de Taisey dont je me suis attaché à retrouver l’histoire de la fondation en remontant jusqu’aux textes de César et de Strabon.
C’est dans la suite de mes travaux de recherche que je me suis aperçu, à ma grande surprise, à quel point les archéologues et historiens de métier s’étaient fourvoyés, et se fourvoient encore, alors que, pourtant, le problème n’était pas plus difficile à résoudre que les cas concrets tactiques que l’on proposait de mon temps aux jeunes officiers dans les cahiers du capitaine.
Face à une certaine mauvaise foi de mes contradicteurs, notamment de Wikipédia, constatant par ailleurs l’impossibilité d’ouvrir un débat sérieux et argumenté malgré pourtant quelques articles en ma faveur dans la presse régionale, j’ai dû mettre au point une stratégie étalée dans le temps (détails en annexe, trois réponses langue de bois de trois ministres successifs de la culture au journal officiel dont la dernière montre bien l’embarras).
Dans le dossier que j’ai constitué, je peux prouver aujourd’hui, d’une façon absolument irréfutable, documents et signatures à l’appui, que les différents ministres successifs de la culture ont bien été alertés ainsi que beaucoup d’autres autorités responsables.
Parmi celles-ci : Mme Wanda Diebolt, ancienne directrice de la sous-direction d’archéologie, qui vient d’être nommée à la présidence de l’établissement public de Bibracte (fausse Bibracte), Mme Marie-Christine Labourdette, ancienne directrice de la DRAC Bourgogne, dont la visite récente montre, aujourd’hui encore, son soutien inconditionnel et financier au site. M. Vincent Guichard, directeur du Centre archéologique du mont Beuvray qui m’a contré à FR3 Bourgogne sans que je puisse obtenir un droit de réponse. M. Christian Goudineau, ancien titulaire de la chaire des Antiquités Nationales, M. Michel Clément, ancien directeur du patrimoine, etc…
Ma stratégie s’appuie sur sept livres publiés en auto-édition dont j’ai fait le dépot réglementaire à la bibliothèque nationale dans les années 90, suivis de 268 articles publiés sur le web dont vous pouvez prendre connaissance en faisant les mots clés “Bibracte Agoravox” ou ”Gergovie Agoravox”.
Je me permets également de vous mettre en garde quant à l’argumentation fallacieuse des derniers partisans du mont Beuvray qui, en dernier recours, invoquent les nombreux ouvrages qui lui sont consacrés alors qu’on n’y trouve aucune étude argumentant sur son identification à la capitale des Éduens. C’est d’autant plus incroyable quand on pense aux importantes sommes qu’on a demandées au contribuable de dépenser pour ce site et qu'on lui demande encore.
Je peux vous adresser copie des documents qui confirment mes dires ainsi qu’un exemplaire de mes premiers ouvrages dans lesquels sont exposéees toutes les preuves souhaitables (localisation des batailles etc...).
Au cas où vous ne voudriez pas traiter l’affaire - c'est votre choix - j’ai prévu, dans la suite de ma stratégie, de m’adresser à la presse étrangère en commençant par celle de Londres où je pourrais peut-être trouver, par ailleurs, une maison d'édition mieux disposée à mon égard (une partie de ma famille y réside déjà).
Veuillez agréer, M. le rédacteur en chef, l’expression de mes sentiments distingués. Je reste à votre disposition mais ne me déplace pas.
Copie à
M. Christophe Siruge, député-maire de Chalon-sur-Saône
M. Pierre Jacob, maire de Saint-Rémy
Dès le lendemain de sa parution sur Agoravox, j'enverrai le présent article à ces destinataires, par la poste, en recommandé, avec son annexe.
Annexe (les principaux faits)
Un refus de débat (extraits)
30/10/81. En pleine contestation du site d’Alésia, je prends publiquement position pour Alise-Sainte-Reine. Le Monde me cite dans son édition du 11/11/81.
3/3/94. Malgré le désir du lieutenant-colonel Mourey d’organiser une causerie à Autun, la société éduenne n’entend pas l’inviter.
10/11/95. Ma société d'histoire se désolidarise de ma démarche.
14/4/99, FR3 Bourgogne : ma thèse fait légèrement sourire au mont Beuvray, simple agitation, juge-t-on ici, d'un amateur peu averti.
Christian Goudineau, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales, se déchaîne dans ses ouvrages et articles contre les historiens qui ne sont pas de metier, mais quand un journaliste lui demande d"exposer ses arguments, il se défile. Je cite : « Il les écarte (mes arguments) avec le bouclier de la science et l’armure de l’institution, sans se donner la peine de les réfuter. ». Jean-Philippe Mestre, Le Progrès de Lyon du 18/04/1999.
2002. On me fait passer pour un farfelu. Du désir à la réalité, il y a un fossé. Ou plutôt... des fossés, relevés par les archéologues. Aux savantes interprétations (qui sont les miennes), ces derniers opposent mille faits objectifs : plans, armes... (extrait du catalogue de l’exposition de Bibracte "sur les traces de César" sous l'autorité de Vincent Guichard, directeur du Centre archéologique européen du mont Beuvray).
Témoignages en ma faveur (extraits).
10.05.95. Je vous en remercie vivement. Signé François Mitterrand, président de la République.
20.11.95. Important travail de recherche et de documentation. Signé Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture.
22.05.96. Il est bon que des officiers revisitent l’histoire des historiens. Premier ministre ; signé Marceau Long, président du Haut conseil à l’intégration.
27.12.96. M. Jacques Chirac m’a confié le soin de vous transmettre ses compliments pour l’important travail d’érudition… soyez assuré qu’il a été bien pris connaissance des réflexions dont vous avez tenu à faire part au chef de l’Etat. Annie Lhéritier, chef de cabinet du président de la République.
18.08.97. Soyez assuré qu’il a bien été pris connaissance de vos ouvrages. Idem.
27.03.03. Clarté des séquences historiques… Minutie et enthousiasme… étude remarquable. La Ministre déléguée à la recherche, signé Claudie Haigneré.
Ministres et autorités alertés sans succès (extraits).
4/4/93. Votre correspondance du 6 juin 91 et les documents qui l’accompagnaient ont bien été transmis aux autorités compétentes... Affaire suivie par M. Grenier de Monner. Signé Wanda Diebolt, sous-direction de l’archéologie.
28/1/2003. À la demande de M. Perben, M. Aillagon, ministre de la culture, demande à M. Michel Clément, directeur du patrimoine, d’étudier le dossier de la localisation de nos anciennes capitales gauloises avec la plus grande attention. Signé Aillagon.
13/1/2005. Vos informations seraient de la plus grande utilité… signé Isabelle Balsamo, sous-direction de l’archéologie.
Réponses “langue de bois” au journal officiel (extraits).
JO du 19/04/1999, page 2337. Mme Trautmann, ministre de la Culture, déclare que la question de l’éventuelle mise en cause du bien-fondé de la localisation au mont Beuvray des vestiges de l’oppidum n’est pas un sujet de débat pour l’immense majorité des archéologues.
JO du 2/7/2001, page 3835. Mme Tasca, ministre de la Culture, répond que les recherches archéologiques sur le mont Beuvray... ne s’occupent pas de la localisation mais plutôt de l’environnement...On peut noter, ajoute-t-elle, que M.... professeur au Collège de France... juge certaine la localisation de Bibracte au Mont Beuvray.
JO du 11/6/2013, page 6077. Mme Filippetti, ministre de la Culture, répond que “…les questionnements relatifs à la stricte identification de Bibracte au site du Mont Beuvray s'avèrent d'un intérêt accessoire. Ils ne font pas débat au sein de la communauté des archéologues protohistoriens et sont considérés comme réglés depuis les premières fouilles de Jacques-Gabriel Bulliot en 1868 “…. Terrible aveu ! On a dépensé des sommes fabuleuses en faisant confiance aux interprétations d’un marchand de vin du Second empire.
Et en plus : “intérêt accessoire”. Ce n’est pas ce que disait le chef de l’État en 1985.
17/9/1985 : Tous les Français doivent savoir que Bibracte constituait l'un des hauts lieux de la civilisation celtique qui, pendant plusieurs siècles et jusqu'à la conquête romaine, a rayonné sur la plus grande partie de l'Europe, de l'est à l'ouest (François Mitterrand, président de la République).
Mme Filippetti, répondez !
enveloppe datée du 10/5/1995