On en sait un peu plus aujourd’hui sur les
circonstances du drame, qui n’a strictement rien d’un complot : ce serait une énorme bulle de méthane qui aurait remonté le long du tube de forage avant d’aller exploser à la surface, au niveau de la plaque de rotation du trépan. A cette profondeur, avec la pression, le méthane est sous une forme cristalline, des
hydrates de carbone, et le gaz, en remontant s’est énormément dilaté. L’eau de mer contenue dans la colonne a remonté, et a été projetée à plus de 75 m en l’air, laissant ensuite le passage à la bulle de gaz, puis au pétrole... Les cristaux de méthane, à l’air libre, explosant naturellement. Un phénomène bien connu, que les ouvriers du métier appellent
"swoosh, boom, run" : "
swoosh", pour le bruit de la colonne remontante, "
boom", pour l’explosion quasi instantanée... et "
run", pour courir le plus vite possible, dès le bruit du "
swoosh" entendu... vers les
capsules Brucker de sauvetage et s’y
engouffrer au plus vite : il y aura 11 morts (sur 126 personnes à bord, dont 17 blessés) qui n’auront pas eu le temps de courir assez vite cette fois ! Aujourd’hui, on en retrouve
parfois d’échouées, des années après... parfois,
les bateaux de sauvetage sont
plus grands, sur les plateformes géantes.
Aussitôt les suspicions pointant vers Halliburton, la droite ultra se met au garde à vous pour aller sauver le soldat Cheney. Rush Limbaugh, notamment, qui éructe ses élucubrations habituelles. et cette droite ultra nationaliste lance son opération coupe-feu : celle qui impute l’explosion à une invraisemblable attaque nord coréenne. En surfant sans doute sur les suites de la découverte de l’épave d’une
corvette sud-coréenne, qui aurait subi ce genre d’attaque. On nage en plein délire, mais ça marche, et ça se répand comme une traînée de poudre dans tous les blogs de droite ou d’extrême droite des USA. A peine lancée, la théorie abracadabrantesque fait des émules un peu partout : et qui d’expliquer les "hommes torpilles" coréen, un autre de traquer la présence d’un "sous-marin coréen" dans les parages de la plateforme, etc... visiblement, d’avoir vu les débris de la corvette sud-coérenne
Cheonan coupée
en deux leur a donné des ailes !
Certains ont déjà tout le scénario écrit, mélangeant bien entendu Cuba et Hugo Chavez dans l’hist
oire : "le cargo Dai Hong Dan de Corée du Nord "Cargo" hébergeant des soldats du "17e Sniper Corps" a quitté Cuba Empresa, (le port de La Havane), le 18 avril, puis il "gravement dévié" de son trajet vers Puerto Cabello au Venezuela pour se porter à 209 kilomètres (130 miles) de la plate-forme pétrolière en eaux profondes Horizon située à 80 kilomètres (50 miles) au large des côtes de l’État américain de Louisiane, où il a lancé son mini sous-marin SSC Sang-o Classe (Classe Yugo), estimé avoir une portée opérationnelle de 321 kilomètres (200 miles). Dans la nuit du 20 avril, ce mini sous-marin nord-coréen avec ces marins du 17e Corps de Snipers a attaqué l’Horizon Deepwater avec ce qui est estimé être deux torpilles incendiaires provoquant une explosion massive, résultant en 11 travailleurs être tués sur le coup sur cette plate-forme pétrolière géante. À peine 48 heures plus tard, le 22 avril, ce sous-marin nord-coréen se faisait lui-même exploser directement sous la plateforme".. Belle imagination, n’est-ce pas !
Vous remarquerez que l’imagination a ici tout prévu, y compris l’absence complète de traces du soi-disant forfait coréen... quant à dissimuler un Classe Yugo dans un cargo on ne peut que saluer l’exploit, il est vrai....même
chez James Bond, pour le faire, il faut un tanker dont l’avant s’ouvre. A noter qu’on a recopié le premier nom de cargo tombant sous la souris de l’ordinateur : le Dai Hong Dan
existe bien, en réalité, il a été attaqué en 2007 par des
pirates au Yemen.. un bateau américain s’était à l’époque porté à la hauteur du cargo pour p
roposer son aide médicale ! Superbe histoire, donc, signée d’un dénommé Sorcha Faal... mais une
fiction complète, écrivain compris (l’homme s’appelle
David Booth, présenté comme de la "Russian intelligence", en réalité un menteur et un
faiseur de première avec
son site d’allumé !) ! A droite on la relaie, et on la
recopie partout !
Ces phrases, ou celles de Cheney sur la présence de Chinois qui
foreraient déjà dans le Golfe du Mexique. Tout ce qu’on a pu trouver à ce propos c’est une phrase de Dmitri Medvedev visitant Cuba, et encore : aucun russe ni de chinois ne fore en ce moment comme Cheney avait pu le dire. Les propos de Cheney avaient été repris en août 2008 par Rudy Giuliani, au beau milieu de l’émission du raciste Glen Beck, autre sorte de JM LePen télévisuel. Le spécialiste de Miami Jorge Piñon avait même dû préciser en réponse à ces attaques que
"la compagnie chinoise de pétrole Sinopec a passé un accord avec le gouvernement Cubain, mais c’est pour développer des ressources terrestres à l’ouest de La Havane. Les Chinois ont fait des essais sismiques, at-il dit, mais aucun forage, et rien en offshore". Le mensonge, encore le mensonge. Guiliani, alors maire de New-York si "présent" lors du 11 septembre, au milieu de la fine équipe... avec ses bureaux informatisés de la police en haut du... WTC7 ! Volatilisés, les bureaux. Et les archives de la Police, récemment transférées...
Le président de BP a
clairement et tranquillement "débunké" les théories d’extrême droite sur l’événement. Celle d’un attentat de fondamentalistes d’extrême gauche, notamment, provenant de l’ineffable Limbaugh, dont le discours pesait son semblant de mourron "
« Maintenant, ne l’oublions pas, Mesdames et Messieurs, le projet de loi taxe carbone, qui devait être annoncé le Jour de la Terre. Je me souviens qu’ elle a été reportée pour une paire jours plus tard, après ce Jour de la Terre ... Ce projet de loi a été critiquée par les écologistes les plus durs, car il aurait permis davantage de forages en mer et plus de centrales nucléaires, d’investissements dans les centrales nucléaires, aussi-ont-ils alors décidé d’envoyer des équipes SWAT (des commandos) pour "inspecter" les plates-formes, car qu’y-at-il comme meilleure façon possible de s’attaquer aux forages au large et aux, centrales nucléaires que de faire exploser une plate-forme ? Je note juste ici le timing, au fait .... " Discours délirant d’un individu qui ne jure que par des mensonges perpétuels.
En fait, le timing, c’est plutôt celui de Cheney qu’il conviendrait d’étudier... c’est bien un accident, mais s’il y a eu complot, cela s’est passé bien avant et cet accident a contrecarré avant tout Dick Cheney et ses théories sur les attaques possibles contre le pays ! Nous ne sommes pas pour autant dans un processus rappelant l’
Opération Nibble Archer : car là encore, comme les américains ont déjà attaqué des plateformes pétrolières iraniennes, le nom est déjà lui aussi ressorti dans la presse (peu de journaux ont rappelé ces faits à vrai dire). Ce qui reste inexpliqué chez Dick Cheney, c’est plutôt son rôle dans la suite d’événements qui a précédé l’explosion de Deepwater Horizon. On a pu relever en effet les faits troublants suivants, décrits ici tout au long de ce dossier, et c’est plutôt leur incroyable enchaînement qui laisse perplexe :
- l’opérateur de la plateforme Horizon explosée est l’Anadarko Petroleum Corporation, ou siège Lynn Cheney.
- les terrains à forer ont été achetés par Anadarko Petroleum Corporation, dont celui où s’est produit l’accident.
- l’achat massif par Warren Buffet en décembre 2008 d’actions d’une société principale fournisseuse de produits absorbants le pétrole, Nalco Holding Co.
- l’exposé en octobre 2009 d’un ingénieur prévenant des explosions possibles lors de cimentage signé Halliburtonn, s’il y a présence d’hydrates de carbone.
- l"accident du Timor en novembre 2009 de la plateforme australienne West Atlas, juste après une opération de cimentage, signée Halliburton.
- le rapprochement avec l’administration Obama lors du débat sur les forages offshores, à nouveau autorisé par Obama en janvier dernier.
- le rachat huit jours avant la catastrophe d"une société spécialisée dans le colmatage des puits, Boots&Coots, par Halliburton.
- enfin un fait encore plus étrange :
les travailleurs qui ont réussi à s’échapper dans les capsules de sauvetage ont été gardés par les gardes-côte près de 12 heures dans ces canots, avec interdiction de parler à leur famille, et ont subi des tests anti-drogues. Pourquoi une telle attitude, personne n’en a l’explication à ce jour (*).
- le jour de l’explosion, des "huiles" (sic) de BP étaient à bord de la plateforme, venus pour parler sécurité (pour exposer le document Powerpoint de leur ingénieur ?) : ceux là, eux aussi réchappés, ont eu le droit, paraît-il, d’appeler leur famille via un téléphone satellitaire.
Tous ces faits et surtout leur timing, sont pour le moins inquiétants, mais aucun d’entre eux ne conduit pourtant à la catastrophe, liée plutôt à l’appétit démesuré des pétroliers dans le Golfe du Mexique. Car pourquoi donc a-t-on laissé faire les pétroliers à cet endroit ? Parce qu’ll n’y a pas d’autres endroits aux Etats-Unis, affirme le consultant Douglas Westwood. "Ils ne peuvent interdire en eau profonde parce que l’industrie a nulle part ailleurs où aller ", dit le conseiller Westwood. "L’an dernier, 500 puits ont été forés en eau profonde, d’un coût jusqu’à 100 millions de dollars chacune, et Douglas Westwood prédit que 167 miliards seront dépensés sur le développement en eau profonde en 2014." Condamnés à forer en eau profonde ? Oui, car les ressources proches des côtes ont été conquises depuis longtemps.
"Le forage en eau profonde a fourni récemment des découvertes importantes, tels que le champ Tiber de BPau large du Brésil, censé contenir quelque trois milliards de barils de pétrole. Mais au désespoir de l’industrie il sera également obligatoire de chasser des champs minuscules à des profondeurs inconnues il ya une décennie. Le champ de Macondo contient probablement moins de 50 millions de barils - un champ pétrolier mineur. Un porte-parole de BP a reconnu que les choses faciles sont faites en premier. Nous sommes maintenant sur des points qui sont techniquement, politiquement ou économiquement difficiles." Westwood se trompe peut-être sur l’importance des ressources, toujours est-il qu’il a raison sur l’idée : désormais, d’aller chercher du pétrole coûtera obligatoirement de plus en plus cher.
Le spectre de l’interdiction est là, ou au moins de contraintes supplémentaires, ca
r l’on reparle des catastrophes précédentes et de leurs conséquences :
"Si une interdiction est peu probable, le forage en eau profonde sera beaucoup plus strictement réglementée, comme cela s’est produit après la catastrophe de Piper Alpha en 1988. Après, la production de mer du Nord britannique s’est effondrée pendant plusieurs années le temps que l’équipement de sécurité et les procédures ont été mis à jour, avant de se redresser. La différence est que de nombreux prévisionnistes prévoient maintenant une crise de l’offre mondiale de pétrole d’ici le milieu de cette décennie, de sorte que toute pause dans le forage en eau profonde des États-Unis pourrait amplifier les conséquences". Résultat final : le prix du baril va faire un bon de géant ! On aurait voulu précipiter la pénurie qu’on n’aurait pas fait mieux ! Un Katrina pour Cheney ? Tout l’inverse, oui ! Et c’est bien ce spectre qui a mis en marche les thèses de Limbaugh ou d’autres, car elle les aide à faire du forage un procédé où les accidents graves n’existent pas : ce sont des "terroristes" qui ont agi, selon eux.. leur ami n’y est bien sûr pour rien.
Je l’ai déjà dit ici, donc, oui, il y a eu attentat : mais c’est un attentat médiatique, un tir de barrage déclenché pour trainer le gogo vers la théorie conspirationniste. Celle qui permet de ne pas parler des choses qui fâchent et qui visent toutes un seul homme : Rush Limbaugh a déclenché un gigantesque écran de fumée pour qu’on ne remue pas trop le dossier Cheney dans cette affaire. Car un danger existe et ce n’est pas un danger d’ordre technologique, mais juridique : le spectre de l’interdiction de forer rôde pourtant, avec en tête des récriminations, la Floride : des politiciens ont bien compris que s’ils veulent agir, pour interdire les forages off-shore, c’est le moment ou jamais en effet !
Mais avant ça il convient de réforme une chose : l’institution elle-même, ce fameux MMS, qui repose au départ sur un
mélange des genres inacceptable à l’origine d’une partie des problèmes :
"L’agence présente un conflit interne. Elle est responsable à la fois de la régulation des forages en mer, mais aussi des attributions des portions allouées sur la zone externe du plateau continental et de la collecte des redevances sur le pétrole et le gaz qu’ils produisent. Le MMS, en cela, génère plus de revenus pour le Trésor fédéral que tout autre organisme, sauf l’Internal Revenue Service". L’administration d’Obama vient seulement de s’en apercevoir, et à aussitôt proposer de
découper l’agence en deux entités séparées, pour éviter les conflits d’intérêt évidents. C’est en tout cas ce que
recommande tout de suite de faire Ken Salazar, nouveau secrétaire à l’intérieur
responsable du MMS. Et c’est bien ce qu’il y a à faire en urgence, si l’on veut réformer après la gestion de nouveaux forages offshore, pour l’instant bloqués par Barack Obama.
Au final, on a bien un aveu d’impuissance de l’extrême droite US, qui cherche toujours son véritable représentant : "la tentative désespérée de Limbaugh de blâmer Obama et la gauche pour l’explosion de la plate-forme pétrolière est un défi à tous les sens et néglige l’explication la plus probable comme quoi l’explosion a été causée par un accident classique à bord. Comme il serait impossible de blâmer Obama d’un accident, la droite s’est mise à fabriquer tous sortes d’histoires à dormir debout pour nourrir son délire paranoïaque. La Droite se devait d’accabler Obama, ou bien elle devait admettre que le forage en mer n’est pas aussi sûr qu’elle a pu le claironner le faire entendre, et comme ils ne peuvent l’admettre, les conspirations et les folles théories théories continuent". Ça a le mérite d’être très clair : la théorie conspirationniste de l’explosion de la plateforme à une origine, celle du contrefeu dont a besoin Dick Cheney pour sauver sa tête. La plateforme prétendue victime d’un attentat, c’est Cheney que l’on protège.
En a-t-on assez, au moins, pour enfin mettre en prison Dick Cheney ? Oui, car on possède désormais un argument implacable. Et c’est une présentation Powerpoint, si chère à l’exécutif US (tous des
Dilbert en puissance !!!). Un document assez extraordinaire tout droit sorti de chez Halliburton : un exposé d’un ingénieur,
"Farzad Tahmourpour, sous la direction du Dr. Kris Ravi" qui l’année dernière, le 18 novembre 2009, traitait des risques d’explosions possibles liées à l’introduction de ciment à un endroit où il y a des
hydrates de carbone. Selon cet ingénieur,
"un des systèmes de cimentage utilisés développerait une résistance à la compression de 350 psi en 10 heures et de 800 psi dans les 24 heures, un autre de 368 psi en l’espace de 10 heures et de 1014 psi en 24 heures" : c’est dire à quel point Haliburton redoutait la montée en pression dès l’envoi des premiers kilos de ciment en tête de puits, sur le fond ! Halliburton jouait avec le feu, et connaissait la présence des hydrates de carbone sur ce puits !!!
"Une remontée de gaz peut se produire après l’emploi de ciment dans les environnements en eaux profondes qui contiennent de larges zones d’hydrates de carbone" affirme et avertit le spécialiste. Mieux : l’ingénieur précisait que des caméras avaient même déjà filmé l’attaque du ciment déposé par Halliburton par les hydrates de carbone :
"la déstabilisation du ciment par les hydrates après son installation est confirmée par des caméras au fond". Où avait-il pu filmer ça ? En Australie, très certainement, sur les lieux de la catastrophe précédente : Halliburton était parfaitement au courant des dangers qui se produirons comme décrit en novembre 2009, à la même date que le fameux rapport ! L’homme laissait ensuite un message final qui résonne gravement aujourd’hui
: "le flux de gaz pourrait ralentir dans les heures qui suivent si la déstabilisation n’est pas trop grave".... disait-il dans un premier temps, pour ajouter que
"cependant, les conséquences pourraient être plus sévères dans les pires cas." On y est là, et Halliburton en
a trop dit déjà. L’accident d’Australie peut parfaitement être perçu aujourd’hui comme une répétition préalable à ce qui s’est à nouveau passé dans le Golfe du Mexique ! Gag ultime de l’histoire :
Farzad Tahmourpour est... iranien d’origine, c’est un chaud partisan de
Reza Pahlavi, le fils du
shah d’iran, ancien allié des américains...
Le meilleur moyen encore étant la diversion : soit un attentat "gauchiste" selon Limbaugh, soit le coup de l’attaque coréenne, encore plus délirante, soit encore la création à la va-vite d’un autre attentat faisant un peu plus vrai, réalisé dans l’urgence pour avoir dès les premières heures de la crise d’autres titres en une : et dans ce cas, rien de tel qu’Al-Qaida on le sait... Un attentat bien dans les cordes des sbires de Dick Cheney, à la manœuvre dès qu’il se sent cerné. Un attentat contre-feu, un événement pour changer le sens des projecteurs et des caméras : on ne peut mettre de caméras en mer, vous disais-je, a contrario du Garden Square. Mais elles n’auraient rien décelé d’autres que l’incompétence des sociétés pétrolières, et rien d’autre. En revanche, elles n’auraient pas décelé non plus l’attitude d’un Dick Cheney, inexistant depuis le début de l’affaire : il n’a aucun intérêt à soulever de vagues en ce moment : elles lui reviendraient à la figure, souillées de pétrole.
Alors un "vrai attentat" ou pas ? Un vrai attentat, mais purement médiatique : utiliser au maximum l’événement, en détourner le sens, celui d’un accident réplicable dans le futur, et non d’un attentat imaginaire. Et au passage, charger au maximum Barack Obama et faire remarquer au public le délai avec lequel il semble avoir pris le problème au sérieux. Une façon de faire connue de la part de Cheney, toujours à l’affût d’un pouvoir qu’il rêve de reconquérir au plus vite... au point de laisser sciemment passer le problème d’une catastrophe majeure au second plan médiatique en organisant vite fait un vrai-faux attentat pour détourner l’attention : aucun coréen derrière, aucun commando "SWAT" d’Obama, aucuns activistes environnementaux devenu subitement kamikazes : non, la thèse de l’attentat, celle que voudrait tant initier l’extrême droite américaine contre Obama ne tient pas debout. En revanche, l’attentat de Times Square en est bien un, mais c’est bel et bien aussi une superbe diversion médiatique organisée à partir des ruines encore actives du réseau de David Headley !
PS : Le résumé de l’affaire se niche aussi dans l’inconscient collectif US, fait de moteurs V8, de Cadillacs et de pompes à essence. Un chanteur pour qui j’ai beaucoup d’admiration l’a bien résumé : c’est
Steve Forbert, qui va conclure à sa façon ce dossier avec
"The Oil Song".
"Oh the engine’s gone dead," cried the men who work there
And she passed up the dock on the wide Delaware
Then the ship ran aground and the oil got away
And they penned that report, "The Big Spill" on that day
It was hundreds of thousands of gallons galore
Stretching thirty-two miles down the Delaware shore
There were geese in the marshes out looking for food
They got stuck where they stood in the oncoming crude
And it’s oil, oil
Ah, drifting to the sea
Oil, oil
Don’t buy it at the station, you can have it now for free
Just come on down to the shoreline where the water used to be
In the well-charted waters of the Nantucket shoals
There’s a ship run aground full of oil, we were told
In a week’s worth of rough winter weather and waves
The boat started cracking and it could not be saved
It was seven-point-six million gallons this time
Consider the danger and think of the crime
As it poured out a slick stretching into the tide
Over hundred-miles and yes, it came deep, it came wide
And it’s oil, oil
Oil pouring in the sea
Oil, oil
Oh, don’t buy it at the station, you can have it now for free
Just come on down to the shoreline where the water used to be
There’s talk of some writing found in the ship’s log
Saying one of the helmsmen’s unfit for his job
And the ship’s gyro compass was six degrees shy
Their charts were outdated but they, they tried to get by
And you know it’s oil, oil
Yeah, pouring in the sea
Oil, oil
Don’t buy it at the station, you can have it now for free
Just come on down to the shoreline where the water used to be
Yeahhh
Now both of these ships, like a great many more
Got registered in through Liberian doors
Inspections are quick and regulations are few
Just sign on the line and go find you a crew, yes
One of these ships was the Olympic Games
The Argo Merchant was the other one’s name
Well it’s sad, but it’s true, things got worse for the seas
’Cause I ain’t even mentioned Amoco Cadiz
Amoco Cadiz, between England and France
The big super tanker out there taking it’s chance
With its one-hundred-thousand black tons of the slime
Amoco Cadiz spilled the most of all time
Yes, ya’ know it’s oil, oil
Man, it’s creepin’ in the sea
Oil, oil
Oh, don’t buy it at the station, you can have it now for free
Just come on down to the shoreline where the water used to be
Now down in the Gulf east of Mexico Way
There’s something gone wrong, so the papers all say
A Mexican oil well is leaking it’s goo
They say it’s the worse that things have ever come to
Yes it’s gallons of sludge, sixty-million and more
It’s cruising and oozing towards many a shore
Yes, things have got bad but they will probably get worse
If you can’t drink the oil, oh, you might, you might die of thirst
Because it’s oil, it’s oil
And it’s creeping in the sea
Oil, oil
Don’t buy it at the station, you can have it now for free
Just come on down to the shoreline where the water used to be
(*) pire encore, apprend-on le 11 mai : on les a forcés à signer un papier leur interdisant de parle à la presse des circonstances de l’explosion. Il semble que ces pratiques aient été le fait de Transocean et non de BP lui-même.
Comme outils pour préparer ce dossier, le dico de Schlumberger m’a été d’une aide fort précieuse.
http://www.glossary.oilfield.slb.com/default.cfm
exemple :
http://www.glossary.oilfield.slb.com/Display.cfm?Term=Chenevert%20Method
la liste des plateformes existantes également :
http://www.aerophoto.nl/Assets/DUTCH%20VERSION/Archive/archief_booreilanden_english.htm
la liste de leurs incidents ici :
http://home.versatel.nl/the_sims/rig/losses.htm