Ca a commencé quand les Ricains ont débarqué
par Maurice-Alain BAILLERGEAU
samedi 7 septembre 2019
Et si nous avions traversé assez de champs de mines pour savoir où passer sans perdre une jambe ou nos illusions ?
Je ne joue pas à l’historien fumiste ou au tireur de tarots, je reviens sur des faits que nous avons oublié en route.
Pourquoi les Américains sont intervenus en Europe lors de la seconde guerre mondiale ? Sous les flots de bons sentiments, il y a une réalité incontournable – Les Ricains ne voulaient pas que les Ruscofs aillent jusqu’à Brest, ce qu’ils étaient parfaitement en mesure de réaliser –
De ce fait, nous sommes tombés à l’Ouest et je n’ai aucune raison d’en avoir le moindre regret. Cependant, il ne faudrait pas jouer les surpris, en constatant l’orientation économique de l’UE dont les deux créateurs Robert Schuman et Jean Monnet furent, toute leur vie, rémunérés par la CIA (archives ouvertes)
Les années où nos camarades de gauche furent aux affaires en Europe, ils firent au mieux mais les dés étaient pipés, un marché commun sans plan d’ajustement fiscal et social, conduit au maintien des inégalités malgré les sornettes maintes fois répétées.
La disparition de l’URSS changea la donne :
*Les USA n’avaient plus de raison d’être nos protecteurs et nous y sommes, sans réaliser que depuis 30 ans, l’armée européenne est une nécessité sans alternative et nous ne faisons qu’en parler au lieu de la constituer – Nos amis de l’ex-pacte de Varsovie font comme ils ont toujours fait : quelqu’un viendra les sauver, sans jamais en être sûrs !
*Empire ou démocratie, la Russie doit avoir avec l’Europe des relations de bon voisinage, ce que nous refusons de voir
*Vis-à-vis des pays de l’Est qui nous ont rejoints, seul Mitterrand eut, semble-t-il, la lucidité de comprendre que leur venue en une seule étape était une erreur, mais son avis fut noyé dans un enthousiasme béat !
Enfin, la situation actuelle du parlement Européen conduit à penser que ce n’est pas demain qu’une majorité de gauche pourra se dessiner et que le parlementarisme européen , heureusement non-propice aux oxymores, mais aux alliances modérées, a encore de bons jours devant lui – Tout dépendra de notre capacité à vendre des idées que la droite pourrait soutenir sans tomber dans le Saint-simonisme des progressistes contre les rétrogrades – A nous de savoir ce que l’on veut comme société, ce qui n’est pas gagné….